1er décembre, Saint Éloi

Le solsticial Saint Éloi est fêté deux fois, le Premier de Décembre, aux premières étincelles de l’Avent avec son marteau, et le 25 de Juin, dans les cendres de Saint Jean avec sa tenaille (comme les pinces du Cancer dont la Porte s’est ouverte ?).

Il est l’héritier de Wieland-Völund, de Héphaïstos et de Goibniu, les forgerons cosmiques d’Europe. L’orfèvre de Dagobert (littéralement Jour-Brillant), pour qui il fabriqua un trône, était surtout maréchal-ferrant.

La légende veut qu’il ait eu pour enseigne “Maître sur maîtres, Maître sur tous”. Aussi le Christ, déguisé comme font toujours les fées, les enchanteurs et Odin, vint lui donner une bonne leçon, en lui montrant comment, Lui, ferrait les chevaux : le mystérieux compagnon coupa une patte au canasson qui passait par là (selon certaines versions, ce serait celui de Saint Georges), la ferra, puis ressouda le tout sans que la bête s’en plaigne. Éloi, chaud comme la braise, voulut faire pareil mais le pauvre cheval se mit à saigner, saigner, saigner, avant que le Christ remette de l’ordre dans tout ça, si bien qu’Éloi, humilié mais heureux, révisa son enseigne.

Aujourd’hui la tradition voulait qu’on bénisse les chevaux.
bas-relief de l’église d’Öja dans le Gotland (Suède), on le voit bien avec ses deux attributs de saison, le marteau (de décembre) et la tenaille (de juin)

One thought on “1er décembre, Saint Éloi

Commentaires fermés.