Dijon (21) : Mohamed Ateb, responsable musulman en Côte-d’Or, rend hommage à l’un des islamistes égyptiens les plus violents

Il y a quelques jours, Mohamed Ateb, président de la « Jeunesse musulmane de France en Bourgogne » a publié un texte dans lequel il rendait un hommage appuyé à Youssef al-Qaradawi, célèbre figure des Frères Musulmans.

Rappelons brièvement qui était al-Qaradawi. Décédé le 26 septembre, il était l’un des personnages clés de l’organisation Égyptienne des Frères Musulmans. Connu pour ses positions très violentes à l’égard des Juifs, des homosexuels, des apostats ou encore des femmes. Ce théoricien a longtemps favorisé le terrorisme islamiste dans le monde musulman mais aussi en Europe. Youssef al-Qaradawi est un des responsables de la propagation de l’islamisme en Europe et notamment en France.

Un Frère musulman

Le débat n’est donc pas de savoir si ce personnage est sulfureux ou non, il est assez logique de condamner la violence d’al-Qaradawi dont la pratique est aux antipodes d’un Islam compatible des lois de la République comme celui que je pratique.

À présent, parlons du post de l’imam Dijonnais et de la controverse de ce texte. Il écrit : « Salam, Cheikh Youssef Qaradhaoui est de retour à Son Seigneur. Qu’Allah lui accorde de Son infinie Miséricorde et accepte de lui toute sa vie de travail laborieux fi sabileh. Au Firdaws inchaAllah avec notre prophète Mohammed paix sur lui ». Un hommage assez polémique lorsqu’on sait qui était l’islamiste Égyptien.

Même si l’on sait que l’association de Mohamed Ateb, la « JMFB » est très proche du mouvement « Les musulmans de France » (ex-UOIF) et qu’il est assez logique que le représentant d’une association proche de celle d’Amar Lasfar rende hommage à une personnalité importante pour ces organisations qui sont en fait les organes des Frères Musulmans en France.

Il avait joué le rôle de médiateur dans sa mosquée pendant les incidents violents.

Il est important de rappeler que ce religieux Bourguignon était au cœur de la réconciliation entre Tchétchènes et maghrébins durant les affrontements en 2020. Il avait joué le rôle de médiateur dans sa mosquée pendant les incidents violents.

La France étant en proie à une offensive islamiste importante depuis de nombreuses années, est-il acceptable qu’un responsable musulman à l’influence importante auprès d’une partie de la communauté nationale rende hommage à l’un des islamistes les plus violents ?

Ce serait aussi une erreur de ne pas parler du fait que François Rebsamen (maire de Dijon) ait apporté son soutien à Mohamed Ateb durant le conseil municipal de Dijon en novembre 2020 ou du fait que de nombreux élus de tous bords, du PS à LR en passant par le Modem ou LREM se précipitent chaque année pour participer au congrès de son association. 
N’y aurait-il pas là une démonstration parfaite de ce qu’est le clientélisme politique ?

Combattre l’islamisme

Cette complaisance avec l’islamisme m’inquiète particulièrement et devrait faire réagir tous les républicains des deux rives.

Français de confession musulmane, je ne conçois pas une seule seconde qu’un responsable musulman puisse soutenir un al-Qaradawi tout en pensant être crédible comme responsable religieux. 
Ma conception de l’Islam, en adéquation avec les principes républicains est à l’opposée de toute forme d’islamisme.

Les élus doivent être à la hauteur, en refusant la démagogie. Malheureusement, ils sont loin d’être exemplaires, pourquoi ? De quoi ont-ils peur ? Qu’ils récusent clairement les entrepreneurs identitaires, tous ces Iquioussen qui leur font miroiter des voix imaginaires, et qui ne sont forts que de leurs faiblesses. Et qu’importent leurs attaques : les valeurs de justice, de respect et d’égalité, ce sont les élus de la République qui les incarnent, pas les représentants autoproclamés des quartiers.

Marianne