Alençon (61) : Pendant le ramadan, la mosquée livre de la nourriture aux migrants installés dans l’ancien hôtel Formule 1

Le Covid-19 empêchant les repas partagés le soir, les fidèles apportent chaque semaine des vivres qui sont distribués aux résidents de l’ancien hôtel Formule 1

De la semoule de couscous, des pâtes, de la sauce tomate, mais aussi de la viande, des légumes… Les sacs de vivres sont alignés à côté de packs d’eau, sur le tapis rouge et or de la mosquée de l’association Mahabba, route d’Ancinnes, à Alençon. Tout a été apporté par des fidèles pour en faire don aux migrants et à des familles dans le besoin, à Perseigne.

Ce samedi, comme tous les autres depuis le début du Ramadan, les bénévoles de l’association chargent les coffres des voitures. Direction l’ancien hôtel Formule 1, dans la zone du Londeau, à Cerisé. De jeunes garçons attendent à l’entrée pour aider à la distribution. Aujourd’hui, il y a plus d’une trentaine de résidents, des familles, mais aussi des personnes seules, majoritairement des hommes […].

« D’habitude, nous avons un coin cuisine avec un chapiteau. Les personnes viennent le soir pour la rupture du jeûne, explique Omar Sadequi, président de l’association. Beaucoup sont des réfugiés. On partage des soupes, des dates, des crêpes et même du couscous que des familles ont cuisiné chez elles. »

Pour la prière, 250 à 300 personnes peuvent alors se réunir à la mosquée. Cette année, comme l’année dernière, la communauté musulmane est privée de ce moment fort. La faute au Covid-19 et à son lot de mesures sanitaires. « Alors nous avons dû nous organiser et faire différemment », poursuit Omar Sadequi […]. « La mosquée, ce n’est pas seulement un lieu de prière. C’est aussi un endroit pour créer du lien, se découvrir les uns les autres. Tout le monde est bienvenu, musulman ou non. » […] Comme ses frères, il n’a pas oublié l’affaire de Fabien et Jean-Michel Clain, deux « voix » françaises de Daech qui ont grandi à Alençon

Ouest France