Ambact : Un an déjà

Notre camarade Ambact a tiré sa révérence le lundi 7 décembre 2020 au terme d’un dernier combat, contre la maladie. Nous aurions tous préféré qu’il puisse nous dire au revoir lui-même, mais son hospitalisation en a, hélas, décidé autrement. Un an plus tard, il nous manque toujours énormément.

Pour beaucoup d’entre nous, il était un commentateur historique qui ne laissait personne indifférent sur Fdesouche, d’où certains auraient bien voulu le voir banni, ce qui a d’ailleurs failli arriver plusieurs fois, par les manigances de médiocres qui n’auraient jamais osé soutenir son regard dans le monde réel. Le style “fleuri” et ensoleillé de ses interventions nous a tous marqués à un moment ou à un autre. Ceux qui sont parvenus à ne jamais lui servir malgré eux de sparring-partners ne sont pas légion et s’estiment sans doute heureux, mais c’est souvent ainsi qu’avaient débuté des échanges beaucoup plus chaleureux et enrichissants.

Il en aura froissé plus d’un, mais la plupart des commentateurs éprouvaient finalement plus de sympathie que de rancune à son égard. Il avait ce talent de parvenir à formuler en peu de lignes (et au prix de quelques fautes de frappe) des analyses aussi justes que pertinentes, mais jamais non plus dépourvues d’humour et d’humanité. Beaucoup de ses contradicteurs auraient été surpris s’ils avaient rencontré en personne “l’honnête homme”, charmant, fin gastronome, bédéphile averti et pratiquant, passionné d’Histoire et de littérature.

Repose en paix camarade, merci pour ton engagement dans tous tes combats et pour nous avoir fait entrer dans ton existence d’une manière ou d’une autre.”

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C’est par une radieuse et chaude journée que se sont déroulées, le lundi 14 décembre 2020, les funérailles d’Ambact, en l’église du Gesù, au cœur du Vieux Nice. Toute sa famille était rassemblée autour de sa mère qui a perdu son unique enfant.

La cérémonie, organisée selon le rite traditionnel, a été ponctuée de prières, de chants et d’interventions. Le prêtre, dans son homélie citant l’Apocalypse, a rappelé pertinemment que “Dieu vomissait les tièdes“. Il a également rendu un vibrant hommage à l’engagement militaire, nationaliste et anti-communiste de notre camarade en tant que volontaire sur plusieurs théâtres d’opérations.

Son fils aîné, très ému, a pris la parole pour évoquer les traits saillants de sa personnalité. Il a relaté certains épisodes marquants de sa vie et de ses engagements. Il a aussi lu des courriers rédigés il y a près de trente ans sur le front croate, par le père à ses fils, pour le cas où il ne reviendrait pas de la guerre.

L’église était comble, de nombreuses personnes sont restées à l’extérieur du lieu sacré.

Ambact a eu plusieurs vies, et cela s’est vu par la diversité des personnes venues lui rendre hommage.

La corporation des professionnels de la sécurité privée était représentée de manière imposante par ses anciens collègues et employés. Ses amis motards, membres de différents clubs sont venus le saluer au guidon de leurs engins rutilants pour sa dernière balade.

Les participants à ses cours d’art martiaux et de boxe témoignaient de son engagement au service du sport ainsi que la qualité de sa formation, à travers la pédagogie particulière qu’il avait su développer.

Des frères d’arme, des militants, des responsables et des élus politiques étaient naturellement réunis, Stéphane Ravier a fait le déplacement depuis Marseille.

Présents et absents ont pu témoigner leur affection et leur respect à notre ami, par le dépôt de gerbes et de couronnes. L’une d’elles portait la mention croate “neka ti je laka zemlja” (“que la terre te soit légère”), ornée de l’écusson des forces spéciales du HOS.

Une autre gerbe a été déposée par des lecteurs en notre nom à tous. Elle salue par un clin d’œil le farouche Nissard et est au nom de ses “plussoyeurs”.

Le Club Lépante aussi s’est manifesté par une couronne.

Un chœur de jeunes choristes a su donner un accent particulier aux chants religieux et patriotiques qui ont résonné cet après-midi.

C’est avec le traditionnel “J’avais un camarade” (La cavalcade), entonné par toute l’assemblée, qu’un dernier et émouvant adieu lui a été adressé, sous l’escorte du soleil invaincu.

Tant que l’on parle de toi, cœur rebelle, tu es toujours vivant.

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Ceux qui le connaissaient personnellement se souviennent qu’il racontait avoir été très touché par les messages inquiets et les témoignages d’amitié qui lui avait été adressés sur FDS lors du terrible attentat du 14 juillet à Nice, sa Nissa bienaimée.

Mais bien sûr, c’est surtout l’inlassable militant nationaliste que nous saluons aujourd’hui. Lui qui s’était engagé dès ses 15 ans, pouvant ainsi se prévaloir de 45 années de militantisme actif, contrairement à ceux qu’il nommait les “fantômes du Net”. Nous ne pourrons oublier son engagement politique ni son esprit curieux et son goût de l’aventure qui l’avaient mené dans bien des pays. Nous connaissons tous son amour pour la Thaïlande où il ne pourra malheureusement pas couler la retraite heureuse et bien méritée qu’il avait souvent évoquée.

Comme de beaucoup d’autres choses, il ne s’en vantait pas, mais il avait contribué à forger le mouvement identitaire. En tant que champion et instructeur dans deux sports de combat, adepte d’une vie saine (il ne buvait ni ne fumait) il a été un formateur et un modèle pour toute une génération d’identitaires à Nice, ses propres fils ayant très tôt repris son flambeau.

Homme de réflexion tout autant que d’action, il luttait sur le terrain en France et les armes à la main sous d’autres cieux (Liban, Croatie et Birmanie) toujours pour la même noble cause: le droit des peuples à préserver leur existence sur leur sol ancestral. Sa participation à la guerre en ex-Yougoslavie, en tant que volontaire dans le HOS, par exemple, lui avait valu l’obtention de la citoyenneté et d’un grade d’officier supérieur.

C’est une grande perte pour nous tous, notamment bien sûr pour le niveau des commentaires dont on peut déplorer l’évolution.

Nos pensées vont à sa famille, à ses proches et à ses nombreux et fidèles amis.

Ciao, ma poule