Angers (49) : Racisme, tensions, dénigrement, le quotidien d’Hassan, policier à la brigade de nuit

Hassan, 40 ans, est entré dans la police en 1999 en tant qu’adjoint de sécurité. À Angers depuis cinq ans, il opère aujourd’hui au sein de la brigade de nuit. Délégué du syndicat Alliance dans le Maine-et-Loire, il donne sa vision de son métier et répond aux critiques.

« À cause de l’épidémie de Covid et des confinements, ça a été en effet assez particulier. Sur le terrain, on a senti une population plus tendue, plus agressive. En travaillant de nuit, on intervient souvent sur des tapages nocturnes. Plus que d’habitude dans ces interventions, nous avons été confrontés à des faits d’outrage et de rébellion. On se fait insulter, bousculer. On se rend aussi compte que les gens répercutent sur nous ce qu’ils voient ou entendent à la télé. On nous parle de bavures, on nous dit : « Vous nous contrôlez parce qu’on est black ou rebeu’» ».

Jeudi 10 décembre, boulevard Saint-Michel à Angers, des policiers ont refusé de mener une opération anti-stupéfiants. […]

Ouest-France