Angers (49) : Rassemblement pour dire « stop au racisme » dont les habitants des quartiers populaires sont victimes (Màj : « Ici on est tout sauf racistes »)

Ce dimanche 21 mars, des habitants de quartiers de la Roseraie, à Angers (Maine-et-Loire), se sont rassemblés place Jean-XXIII pour dénoncer les propos racistes dont les habitants des quartiers populaires sont victimes. Ce rassemblement a été lancé à l’appel du collectif Pas sans nous.

Djamel Blanchard, membre du collectif Pas sans nous et acteur de l’association des jeunes de la Roseraie, a pris le micro pour rebondir sur les propos polémiques formulés par l’élue angevine Jeanne Behre-Robinson, au micro de RCF Anjou, au mois de février. Cette dernière, réagissant des interpellations qui avaient eu lieu dans le quartier de la Roseraie après les violences urbaines commises le soir du 31 décembre, avait affirmé que « la couleur de peau » constituait « un problème dans un certain nombre de quartiers ». Des propos qui avaient suscité de vives réactions.

« Ici il n’y a pas de question de couleurs, ici c’est la cité. Nous on aime bien tout le monde, on est généreux, on est tout sauf racistes », s’est exprimé, ce dimanche 21 mars, micro en main, et visage masqué, un habitant du quartier, lors d’un discours salué par des applaudissements.

Ouest France

_________

17/03/2021

Un appel au rassemblement a été lancé, ce dimanche 21 mars à 15 h, place Jean-XXIII dans le quartier de la Roseraie à Angers. Une mobilisation contre le racisme qui ne fait pas encore l’objet d’une déclaration en préfecture.

Depuis plusieurs jours, des affiches ont été placardées dans les entrées des immeubles de la Roseraie à Angers. Un message qui invite à un grand rassemblement « pour dire stop au racisme », peut-on lire sur la feuille A4. Le lieu du rendez-vous est fixé ce dimanche 21 mars à 15 h, place Jean-XXIII.

L’appel à la mobilisation n’émane d’aucune association et n’est pas signé. En tout état de cause, le message invite les personnes à se rassembler car « nous ne pouvons tolérer les propos et pratiques racistes populistes ou institutionnels. Ils mettent en difficulté notre aspiration au mieux vivre ensemble », est-il écrit.

Selon nos informations le commissariat de police d’Angers a été informé de ce rassemblement qui ne fait, pour l’heure, l’objet d’aucune déclaration en préfecture.

Ouest France