Annemasse (74) : Quand la famille royale d’Abu Dhabi prive les autres touristes des plus beaux hôtels de la région pour tout l’été

La famille royale d’Abu Dhabi a privatisé deux hôtels jusqu’à la fin du mois d’août dans l’agglomération franco-genevoise, en Haute-Savoie. Leur personnel y est logé tandis que le prince héritier et sa famille, “très discrets”, séjournent dans des villas aux alentours.  Le prince d’Abu Dhabi et sa famille ont privatisé le Mercure de Gaillard aux portes de Genève et le Novotel d’Annemasse pour les deux mois d’été pour leurs proches. Des réservations qui ne sont pas du goût de tous…

Aux portes de la Suisse, à proximité du Mont Blanc et du Lac Léman, entre point d’eau et montagne, sa position pour l’été est idéale. Très prisée des touristes, Annemasse va compter parmi ses visiteurs estivaux plusieurs personnes venues tout droit des Emirats arabes unis, et pas des moindres. Deux grands hôtels de la région, le Mercure de Gaillard aux portes de Genève et le Novotel d’Annemasse, ont en effet été réservés jusqu’à début septembre par le prince d’Abu Dhabi. Des réservations qui ne sont pas pour lui et ses proches, puisqu’il possède déjà des propriétés à Vétraz-Monthoux, mais pour son personnel. 

Un maire pas très content

Des privatisations qui ne passent pas trop dans la région. “Qu’un État puisse décider de privatiser deux hôtels dans une agglomération au moment où commence une saison touristique, c’est quand même choquant. C’est le principe même, comme on a de l’argent, on peut se permettre d’occuper de l’espace qui normalement est ouvert à tout public. En deux mois, les touristes seront privés des deux plus beaux hôtels d’Annemasse. Ils sont privatisés au profit d’Abu Dhabi, ce qui n’est pas très démocratique”, a déploré le maire d’Annemasse, Christian Dupessey, auprès de RTL

Joint ce jeudi par LCI à ce sujet, la mairie d’Annemasse nous indique qu’il n’y aura désormais “plus de commentaire à ce sujet”“Le maire a déjà parlé, il ne veut plus intervenir et son directeur de cabinet est en congé”, nous dit-on. L’édile a-t-il été critiqué pour son franc-parler ? On l’ignore. Pas de réponse non plus du côté du groupe Accor, propriétaire des deux hôtels qui comptent en tout plusieurs centaines de chambres.

Reste que ce n’est pas la première fois que le prince d’Abu Dhabi fait parler de lui dans la région. En 2018, il avait créé la polémique après avoir déposé une demande pour faire construire un héliport, afin de faciliter son arrivée à sa villa depuis l’aéroport de Genève.