Belgique : “Il faudra penser à reporter les fêtes de fin d’année en juillet-août”, selon la responsable du service infectiologie de l’hôpital Erasme

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D’ici 2 mois à peine, les fêtes de fin d’année prendront place dans notre quotidien. Un quotidien qui aura été perturbé durant l’ensemble de l’année 2020 et qui le sera encore à la fin du mois de décembre, une période souvent placée sous le signe de rassemblement entre amis et familles. Sur le plateau de “Question en Prime”, Frédérique Jacobs, cheffe du service infectiologie à l’hôpital Erasme, a éteint tout espoir de retour à une vie normale dans les semaines qui viennent.

Pour l’infectiologue, il ne faut pas imaginer une échéance dans la lutte contre le coronavirus au moment des fêtes. “Les fêtes de fin d’année, c’est un moment particulier que tout le monde adore, il ne faut pas se le cacher. L’objectif maintenant c’est de sauver la population. Le virus circule énormément, il y a beaucoup de gens malades. Tout le monde connaît au moins une personne malade, effondrée dans le fond de son lit avec 40 de température. Il faut désormais surtout sauver le système de santé. Les hôpitaux sont complètement noyés. Il n’y a pratiquement plus moyen d’hospitaliser. Si la courbe continue comme on la voit actuellement, on sera vraiment à saturation”, explique Frédérique Jacobs.

La question qui se pose désormais au sein de la population est de savoir si, en respectant les gestes barrières, il sera possible de vivre des fêtes de fin d’année plus ou moins classiques. Une chose qui semble illusoire pour la cheffe du service infectiologie à Erasme, qui explique que même si les tendances parviennent à baisser à ce moment-là de l’année, il faudra imaginer les fêtes autrement. “Même si on parvient en reconfinant à vraiment faire diminuer la courbe, on doit se dire que faire les fêtes de fin d’année telles qu’on les fait habituellement, c’est dangereux. Avec des rassemblements de toute la famille où l’on mange, on boit, on s’amuse, on donne des cadeaux, on s’embrasse parce que c’est Noël ou la Nouvelle année. C’est le genre d’endroit où le virus adore se répartir. Les fêtes de famille sont particulièrement dangereuses.”

Frédérique Jacobs n’hésite pas non plus à évoquer la possibilité d’un reconfinement de la population d’ici les prochaines semaines. “On ne va pas avoir un confinement, pour ensuite faire des événements qui font propager le virus qui font que l’on va devoir à nouveau se reconfiner.”

Pour elle, la solution pour éviter une nouvelle propagation du virus à la fin du mois de décembre est donc de fêter Noël et le Nouvel An “autrement”. L’infectiologue évoque même une solution drastique. “Il faudra penser à reporter les fêtes de fin d’année en juillet-août quand il fait beau. Là vous pourrez faire une grande fête dans votre jardin. Je pense qu’il va falloir beaucoup d’imagination pour ne pas faire des fêtes comme chaque année et trouver autre chose à faire en respectant les mesures.”

LaLibre.be

20 Commentaires

  1. Ben moi j’ai une idée, une idée qu’elle est bonne, une idée qui résoudrait tous les problèmes du monde qu’on a en France: ne plus fêter qu’un anniversaire sur deux.

    – on vieillirait moins vite
    – on se réunirait moins souvent, ça diviserait par deux le risque de propagation du microbe chinois
    – les mineurs migrants non accompagnés deviendraient (presque) crédibles
    – l’échec scolaire de nos frères de coeur s’amoindrirait, ça leur permettrait de redoubler toutes les classes
    – le problème des retraites serait résolu, même Jeanne Calment n’aurait rien coûté
    – etc…

    Je m’en vais de ce pas proposer mes services à notre illustre président, il va sauter de joie, je deviendrai Ministre, Ministre du temps qui ne passe plus.

    Si si, quand je lui dirai tout le reste:
    – Brigitte n’aura plus que 12 ans de plus que lui
    – son quinquennat se prolongera un peu beaucoup, le prochain aussi

    Ben quoi?

  2. Ces bouffeurs de curés déguisés en scientifiques vont nous faire regretter les bons vieux buchers purificateurs.
    Il n’y a personne dans mon entourage cloué au lit avec 40°.

    Reconfiner au mois de novembre pour “sauver” le Noël (surtout des grandes surfaces), quelle bonne idée. C’est à cette periode que les clients font une bonne partie des achats et que les magasins classiques font des stocks, sans parler de la chaine logistique.
    Le Noël de cette année on peut y faire une croix (sans jeu de mots). Par contre pour le prochain massacre de mouton on peut être sur que se sera open “allak” bar.

  3. Ils veulent détricoter toute notre culture sous prétexte sanitaire bidon,ils mettent en place LEUR monde de demain.Noël c’est en hiver,il fait froid dehors et on allume le feu bande de pétasses.
    Le nouvel an jusqu’à preuve du contraire c’est le 1er janvier !

    Plus rien n’aura de sens avec ses saloperies.

    • Oui, d’ailleurs ils avaient deconfine pour permettre à leurs chouchoux de fêter dignement une de leurs fêtes…
      Sacrifier Noël, ça n’attire pas d’ennuis, les chrétiens sont trop bien élevés…
      Nous n’avons pas protesté pour Pâques, alors rebelote !

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