Belgique : Un Espagnol de Molenbeek tente de tuer son oncle car celui-ci refuse de l’appeler Nabil suite à sa conversion à l’islam, 4 ans requis

Le parquet de Bruxelles a requis une peine de quatre ans de prison pour tentative de meurtre à l’encontre de Vincent D.C., un Espagnol de 34 ans converti à l’islam. Le prévenu a violemment tabassé son oncle en février dernier à Molenbeek-Saint-Jean. Ce lundi, Vincent D.C., un ressortissant espagnol né en 1987, a comparu devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour répondre d’une tentative de meurtre perpétrée à Molenbeek-Saint-Jean, le 4 février dernier.

« Je reconnais l’avoir frappé mais je ne voulais pas le tuer, ça reste mon oncle », concède le prévenu ce lundi. « J’étais en manque de cocaïne, j’ai complètement déraillé », ajoute-t-il. Le neveu et son oncle, qui vivent ensemble en Belgique, auraient eu une dispute au sujet de sa conversion à l’islam mais également à propos d’une histoire de coups que son oncle aurait donnés à la mère du prévenu, il y a quelques années en Espagne.

En l’espèce, le prévenu qui s’est converti à l’islam il y a quelques années, s’en est violemment pris à son oncle, qui n’accepterait pas cette conversion. Bien que son entourage l’appelle désormais Nabil, son oncle continuerait de l’appeler Vincent, le prénom de son propre père.”

Tous deux étaient alcoolisés et ils en sont rapidement venus aux mains. L’oncle a terminé au sol, assailli par les coups de son neveu et sous les cris de voisins. « J’ai arrêté de frapper quand j’ai vu du sang dans sa bouche. Je suis sorti fumer une cigarette. Les cris des voisins je ne les ai pas entendus », argue-t-il.

Vincent D.C., ou Nabil, est connu de la justice espagnole pour quelques faits de violence.

Pour la représentante du parquet de Bruxelles, il ne fait pas de doute qu’il avait l’intention de tuer son oncle. « Ce n’est que sous les cris des voisins et l’intervention de la police que le prévenu a interrompu ses coups », assure la magistrate debout. « La victime était sur le point de s’étouffer tellement elle avait de sang dans la bouche. Il n’a pu être auditionné que plusieurs jours plus tard, son visage était si tuméfié qu’il ne parvenait pas à parler », relate-t-elle.

« À cinq ou dix minutes près, la victime aurait pu mourir », martèle la magistrate debout qui requiert une peine de quatre ans de prison à son encontre.

Une peine de probation

L’avocate de la défense, Me Laura Davidt, plaide en faveur d’une peine de probation autonome et une peine de travail à titre subsidiaire. La pénaliste demande la requalification des faits en coups et blessures volontaires. Selon elle l’intention d’homicide n’est pas démontrée.

« Il dira directement aux policiers qu’il « lui a cassé la gueule », tout en indiquant la terrasse où la victime se trouvait. Il ajoutera en audition : « quand je le tapais, il répétait le prénom Vincent. J’ai arrêté de frapper, ça ne servait à rien, il restait buté », expose Me Davidt.

Pour cette dernière, Vincent D.C. a interrompu de lui-même son acte.

Le prévenu n’a pas fui et ne s’est pas non plus enquis de l’état de santé de son oncle. « À quoi bon, pour lui, il l’a juste frappé », ajoute la pénaliste.

Me Laura Davidt rappelle également que son oncle n’acceptait pas sa conversion en insistant sur son prénom de naissance. « On nie sa nouvelle identité, c’est comme si on refusait au personne transgenre de les appeler par leur nouveau prénom, c’est un rejet ».

Vincent D.C. sait déjà qu’il pourra intégrer un centre fermé dès sa sortie de prison, afin de soigner son assuétude à la cocaïne. Il amène pour preuve une attestation de la structure qui compte l’accueillir.

Le jugement sera rendu le 29 août.

Sudinfo