Bellevigne-en-Layon (49) : Isabelle et Benoît hébergent Margueva, migrante du Burkina, «nos filles sont parties de la maison, nous avions une chambre, ça nous a paru naturel…»

Depuis la fin de l’année 2019, la Communauté de communes Loire-Layon-Aubance a mis en place un réseau habitat jeunes

La particularité de ce dispositif est l’hébergement temporaire chez l’habitant, par l’intermédiaire de l’Association Habitat jeunes David-d’Angers. Selon Sophie Vielle, conseillère à l’AHJDA :  Il y a eu 20 binômes hébergeur-hébergé en 2020 et 8 depuis le début de 2021, dont un pour la première fois à Bellevigne-en-Layon.

Margueva Ada est originaire du Burkina Faso. Une licence de chimie l’amène en France pour un Master science vigne et vin à l’université de Reims, assorti de plusieurs stages. Elle effectue un stage qualité, avec mise à jour de la sécurité, à la distillerie de Thouarcé pour 6 mois.

«En trois jours, j’avais trouvé un logement» se félicite Margueva

«J’ai cherché un logement par les petites annonces, en vain. Puis je me suis adressée à la mairie qui m’a orientée vers l’AHJDA, et en trois jours, j’avais trouvé un logement,» se félicite Margueva Ada. La présentation s’est faite par visio, à quatre, avec Sophie Vieille et ses futurs hébergeurs.  «Cela me fait un peu drôle de vivre de nouveau dans une famille. J’avais l’habitude d’être seule et autonome. Mais, je suis très contente du service et de l’échange. Je sais que si j’ai besoin, il y a quelqu’un. Ils voudraient me faire découvrir les alentours, mais c’est difficile en ce moment. Cela ne me gêne pas trop, je suis concentrée sur ce que je suis venue faire », ajoute Margueva Ada. Son projet : installer une brasserie dans son pays.

«Je suis très contente du service…»

Isabelle et Benoît Planchard ont découvert le réseau AHJDA grâce à un flyer de la Communauté de communes et un article dans le bulletin. Le principe leur a plu et ils se sont inscrits. «Nos filles sont parties de la maison, nous avons de la place, une chambre à l’étage avec salle de bains. Nous avons connu la galère des logements temporaires avec nos enfants. Cela nous a paru naturel de le faire», explique Isabelle Planchard.

«Avec Margueva, nous découvrons une culture»

Une fois les impératifs administratifs réglés : montant de la location, consignes et organisation de la vie quotidienne, le plus important est ailleurs. «Je suis pompier et aussi responsable associatif dans le sport. Pour nous l’échange est primordial. Avec Margueva nous découvrons une culture, et par cette rencontre nous avons à cœur de partager, de lui faire connaître la nôtre. Pour se rendre à son travail, nous lui avons trouvé un vélo. En cas d’intempéries, nous l’emmenons », indique Benoît Planchard. Autant les hébergeurs que l’hébergée sont satisfaits que tout se passe bien.

 C’est rassurant pour tout le monde d’avoir l’association comme interlocuteur et médiatrice. Et c’est une sécurité pour Margueva », ajoute Jean-Luc Morin, directeur général de l’AHDJA, lors d’une visite sur place.

Ouest France/Le Courrier de l’Ouest