Bergerac (24) : Une multirécidiviste Mauritanienne, ivre et droguée, poignarde l’un de ses voisins, trois ans de prison et cinq ans d’interdiction de territoire

Khoumba Diarra, une femme de 42 ans, sans profession, sans ressources et en situation irrégulière, était jugée en comparution immédiate jeudi 4 août

Samedi 30 juillet, vers 21 h 40, le commissariat de la ville est averti d’une rixe au couteau opposant une femme à un homme, dans l’appartement de ce dernier. Lorsque les forces de l’ordre arrivent sur place, elles trouvent l’homme, blessé, souffrant de plaies à l’avant-bras, et Khoumba Diarra, une Mauritanienne de 42 ans fortement alcoolisée, qu’ils interpellent.

« Tu vas voir, je vais te planter. Arrête, lâche ce couteau. » Voilà ce qu’aurait entendu une femme habitant la rue Saint-Esprit à Bergerac (Dordogne), avant d’appeler la police.

« Un petit verre »

Au tribunal de Bergerac jeudi 4 août, le président rappelle ce que la quadragénaire aurait consommé ce soir-là : « Une bouteille de 75 cl de bière, du mousseux et un verre de whisky ». « Un petit verre », s’empresse de préciser la prévenue. « Et un petit joint », complète-t-elle. « Vous aviez donc l’esprit clair », répond le président, sarcastique, tandis que la prévenue se défend en jurant ne pas se souvenir d’avoir pris de couteau. Khoumba Diarra reconnaît elle-même avoir des problèmes d’alcoolisme.

Son casier judiciaire ne joue pas en sa faveur. « Dès qu’elle tombe sur de l’alcool, les couteaux sortent », lance le procureur lors de son réquisitoire. Avant de comparaître jeudi 4 août devant le tribunal judiciaire de Bergerac, Khoumba Diarra avait déjà 25 mentions inscrites à son casier, dont une condamnation à neuf ans de prison pour violence avec armes ayant entraîné la mort sans intention de la donner.”

Multirécidiviste

« Je sais que je n’ai pas fait ce dont on m’accuse et je vous demande de me croire, parce que c’est la vérité », a maintenu jusqu’au bout la prévenue.

Une défense qui n’a pas convaincu le tribunal de Bergerac, qui l’a déclarée coupable et condamnée à une peine de trente mois d’emprisonnement ferme et à la révocation totale des six mois de sursis probatoire qui dataient d’une précédente condamnation. À cela s’ajoute pour elle l’interdiction de demeurer sur le territoire national pendant cinq ans, à compter de sa sortie de prison.

Sud-Ouest