Biarritz (64) : Procès de la Négresse, relaxe pour le militant antiraciste Karfa Diallo

Le militant antiraciste Karfa Diallo a été relaxé, ce jeudi 14 janvier, par le tribunal judiciaire de Bayonne, des accusations de “rébellion” portées à son encontre par deux policiers. Une action en justice intervenue après un contrôle lors d’une manifestation, à Biarritz, où l’activiste dénonçait le nom de “La Négresse” donné à un quartier de la ville. Karfa Diallo veut voir dans sa relaxe “l’acte 1 de la Négresse”.

Ce jour-là, la police le contrôle pour “tapage diurne”. Le contrôle va se tendre, au point que deux plaintes en découleront : celle des policiers pour “rébellion” et une autre contre X, ultérieure, de Karfa Diallo, pour “violences”. 

Lors du procès, le jeudi 3 décembre, deux récits se confrontent, sur fond de débat national autour des violences policières. L’un des avocats de Karfa Diallo, William Bourdon, ne manque pas de le relever, lui qui défend par ailleurs la famille d’Éric Chouviat, ce livreur décédé à la suite d’une interpellation, le 3 janvier 2020.

L’avocat fustige « une dérive » qui consisterait à la scénarisation du délit de rébellion quand “un contrôle dérape”. Pour ajouter à la singularité du dossier, l’un des deux policiers plaignants n’est autre que le commissaire Matthieu Valet, arrivé des Bouches-du-Rhône en renfort pour le sommet des puissances internationales.

Le secrétaire national adjoint du Syndicat indépendant des commissaires de police est l’invité régulier des chaînes d’information continue, où il défend la proposition de loi « sécurité globale ». Karfa Diallo fait aussi une tribune de l’audience pour son combat contre l’appellation raciste “La Négresse”.

Sud Ouest