Bordeaux : Ayoub, Faouzi, Radouan, Gaye Kamara et Steeve condamnés à cinq ans de prison pour l’agression d’un couple de retraités à son domicile

Cinq des six prévenus, jugés depuis mardi à Bordeaux pour l’agression de l’homme d’affaires Bernard Magrez et de son épouse, ont été condamnés à cinq ans de prison ferme, ce vendredi 30 avril

« Le tribunal a retenu, pour l’essentiel, les poursuites reprochées aux prévenus », a annoncé dès la reprise d’audience le président, Jean-Luc Ybres. Ce vendredi 30 avril, après quatre jours de procès, les six hommes jugés par la 1re chambre du tribunal judiciaire de Bordeaux pour l’agression de l’homme d’affaires Bernard Magrez et de son épouse, à leur domicile, le 12 janvier 2018, ont été condamnés.

Pour le tribunal, les trois frères Abdelmounji (Ayoub, Faouzi et Radouan), Gaye Kamara et Steeve Nijean sont les cinq agresseurs. Aux yeux des magistrats, il existe « plusieurs éléments probants » et « indices sérieux » contre ces cinq hommes qui ont nié tout au long de leur procès. Ils ont été condamnés à la même peine : cinq ans de prison ferme, avec maintien en détention ou mandat d’arrêt pour ceux qui comparaissaient libres. Six ans de prison ferme avaient été requis contre eux. Le sixième prévenu, Michel Fourel, a été déclaré coupable de complicité de vol aggravé et relaxé pour la complicité de séquestration. Il a été condamné à 30 mois de prison ferme.

À l’énoncé du jugement, les prévenus sont demeurés impassibles. Comme Bernard Magrez, sur le banc des parties civiles. « Durant ma longue vie professionnelle, je n’avais jamais subi de choc aussi important que cette agression. Je veux connaître la vérité. Qui nous a ficelés », avait indiqué l’homme d’affaires de 85 ans, jeudi, devant les juges. Il n’a pas souhaité s’exprimer à l’issue du procès.

« Satisfaits de ce résultat »

« Nous sommes satisfaits de ce résultat, que la culpabilité des prévenus ait été reconnue et c’est l’essentiel pour nous. Le tribunal a parfaitement motivé son jugement. Les faits sont graves mais il n’y avait pas eu de violence. Cette décision peut mettre fin à cette histoire et permettre à Monsieur Magrez et à son épouse qui ont beaucoup souffert, de se reconstruire pleinement.  », a commenté l’un de ses avocats, MPierre Blazy.

Des avocats de la défense envisagent de faire appel. « Ce jugement présente une appréciation sur les éléments probatoires extrêmement discutable en droit, a réagi MCharles Dufranc, qui défend Gaye Kamara. Nous nous orientons vers un recours. »

Sud-Ouest