Brest (29) : Chaouki, étudiant algérien, raconte son « cauchemar » pour trouver un logement

Il se prénomme Chaouki. À 29 ans, cet Algérien découvre Brest, qu’il a rejoint pour mener un Master en urbanisme, à l’UBO. « Je suis déjà titulaire d’un diplôme d’architecture. J’ai opté pour la France pour finaliser ma formation, et Brest, via Campus France, pour les programmes qui y sont dispensés ».

Chaouki est arrivé à Brest le 18 août. « J’entame le jour même mes recherches : sites d’annonces, agences immobilières… ». Pas au courant de la tension du marché local, il pense trouver rapidement un appartement. Un espoir qui va « vite se transformer en un véritable cauchemar ».

Après plusieurs visites et dossiers déposés, je reçois toujours la même réponse : “Désolé, le bien a été loué à une autre personne”». L’étudiant l’assure : il dispose pourtant d’un « excellent » dossier, qui remplit toutes les conditions nécessaires, comme la présence d’un garant présentant un salaire quatre fois supérieur au loyer mensuel demandé.

Le proprio « préfère Airbnb »

Mais le jeune homme va de désillusion en désillusion : « J’ai même eu droit au propriétaire qui fait machine arrière pour louer son appartement sur Airbnb, parce que c’est plus rentable, selon lui ».

À l’hôtel pour la rentrée

Chaouki déposera également un dossier en ligne dans deux résidences étudiantes privées, après avoir découvert que des places s’y étaient libérées. « Après plus de 48 heures d’attente, le délai nécessaire affiché sur leur site pour traiter les demandes, je décide de les relancer. Pour la première, je reçois un mail me notifiant le rejet de mon dossier, à cause de mon âge ! Alors que rien n’est mentionné sur leur site ».

La deuxième résidence, elle, lui écrira pour lui demander de lui fournir les garanties d’un deuxième garant, alors que le premier présente toutes les conditions requises. « Pourtant, ces deux résidences prônent des valeurs d’accueil vis-à-vis des étrangers… ».

Désormais, Chaouki porte ses espoirs sur le Crous, où il est inscrit sur liste d’attente. En attendant, il dort « à l’hôtel, depuis près d’un mois. Les cours commencent ce lundi 12 septembre et je n’ai toujours pas de solution », déplore-t-il. « Financièrement, je ne pourrai pas tenir encore longtemps comme ça ».

Le Télégramme