Calais (62) : Un migrant érythréen condamné pour l’agression d’une fillette de dix ans

Ce 27 avril vers 17 heures, alors qu’elle promenait son chien au niveau des jardins ouvriers et qu’elle se dirigeait vers l’école Parmentier, située Grand-Rue-du-Petit-Courgain à Calais, une jeune fille de 10 ans aperçoit un groupe de migrants. Ceux-ci se dirigent vers l’école sauf un, qui va à sa rencontre. Il caresse le chien et pose des questions en anglais et lui dit, toujours en anglais, « tu peux rentrer chez toi, il n’y a pas de problème » avant de lui saisir l’intérieur du bras. La mineure tente de résister mais il parvient à lui saisir la main et à la traîner sur une quarantaine de mètres.

Un homme qui se trouvait aux abords du parking de l’école, voit la scène et demande à la petite fille si tout va bien. Bien que ce soit faux, celle-ci à la présence d’esprit de signifier à son agresseur que l’homme est son père, ce qui le fait fuir.

Le migrant est condamné à une peine de six mois d’emprisonnement assortie d’un maintien en détention. Il doit indemniser la jeune victime, à hauteur de 75 € correspondant aux trois jours d’ITT et à 1.000 € pour son préjudice moral.

La mère retrouve l’agresseur

Trois jours d’ITT (incapacité temporaire de travail) sont délivrés à la jeune fille. Le lendemain, la mère porte plainte et sa fille décrit l’agresseur. La mère savait que deux personnes avaient été violentées le même jour. Une photo de l’auteur des violences, ressemblant à l’agresseur de sa fille, avait été diffusée sur les réseaux sociaux. Habitant à proximité d’un camp de migrants, la mère s’y était rendue et avait réussi à le retrouver. Elle a montré le dépôt de plainte et la photo de l’individu à des policiers se trouvant à proximité. L’homme est interpellé.

« Ce n’est pas moi »

Le migrant de 18 ans, originaire d’Érythrée, ne se souvient pas des faits car il était alcoolisé. « Ce n’est pas moi », dit-il à la barre au tribunal de Boulogne-sur-Mer. Pourtant, il avait été identifié par la victime et le témoin. La petite fille est présente à l’audience. Elle est encore marquée et déclare « être perdue » avant de pleurer. Elle est prise en charge par un psychologue. « Tu as très bien réagi et tu as eu une belle présence d’esprit », souligne le procureur adjoint.

La Voix du Nord