Calvados : pour une question de papiers, il doit laisser filer l’apprenti qu’il a formé

​Frappé par une Obligation de retour dans son pays d’origine (OQTF), Fjoralb, dit Albi, ne peut plus travailler dans l’entreprise Roselier agencement, à Lisieux. Alexandre Bezault, le patron qui l’a formé en tant qu’ébéniste-agenceur, ne comprend pas cette situation.

« Se passer d’un jeune comme Albi, pour des questions administratives, ça me désole, résume avec amertume Alexandre Bezault, gérant de Roselier agencement, entreprise de neuf salariés, à Lisieux. On se retrouve à se passer d’un talent que l’on a formé et, pour le chef d’entreprise que je suis, c’est frustrant. »

Albi, le prénom qu’il s’est choisi pour ses collègues, – car « Fjoralb, c’est moins facile à retenir » –, est arrivé en France par la mauvaise porte. En 2016, il a 15 ans quand il quitte l’Albanie, où « il n’y a pas d’avenir et pas de travail si tes parents ne sont pas riches » […].

Ouest France