Canada : Hausse des homicides pour la troisième année consécutive, les non-Blancs surreprésentées parmi les victimes

Les homicides seraient en augmentation pour la troisième année de suite selon un rapport sur la hausse de la criminalité 2021 au pays de Statistique Canada alors que les personnes autochtones et racisées sont surreprésentées parmi les victimes. 

Selon le rapport publié mardi, la police a déclaré 788 homicides en 2021, soit 29 de plus que l’année précédente. De 2020 à 2021, le taux d’homicides a augmenté de 3 % pour passer de 2,00 homicides pour 100.000 habitants à 2,06 homicides pour 100.000 habitants.

Bien que le nombre de victimes d’homicides autochtones soit passé de 208 à 190 entre 2020 et 2021, le taux d’homicides chez les Autochtones était près de six fois plus élevé que celui observé chez les non-Autochtones du Canada. Les Autochtones sont surreprésentés parmi les victimes de violence au Canada. Selon les résultats de l’ESG de 2019, le taux de victimisation avec violence chez les Autochtones (177 incidents pour 1 000 personnes) était plus du double de celui observé chez les non-Autochtones (80 incidents pour 1.000 personnes).

Au total, 247 victimes d’homicide ont été identifiées par la police comme appartenant à un groupe de population racisée, ce qui représente près du tiers (32 %) des victimes d’homicide l’an dernier. Le taux d’homicides chez les groupes racisés était plus élevé que celui enregistré l’année précédente, en hausse de 34 %. Près de la moitié (49 %) des victimes racisées ont été identifiées par la police comme étant des Noirs, et 19 % ont été identifiées comme étant des Sud-Asiatiques.

En réaction, La Fondation canadienne des relations raciales a exhorté via communiqué mardi Ottawa d’investir plus de 44 millions $ pour aider les victimes de la haine

«Ce rapport montre clairement que trop de victimes sont incapables de trouver un soutien lorsqu’elles sont la cible de la haine, a déclaré Mohammed Hashim, directeur exécutif de la FCRR. Les organismes qui veulent aider sont souvent confrontés à un financement incertain et à des ressources limitées.»

Journal de Montréal