Carcassonne (11) : Le cri d’alarme d’une famille de clandestins algériens

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Amina, Mohamed et leurs cinq enfants ont perdu leur appartement à Narbonne. Jusqu’au 21 août, les Berrahal seront hébergés dans un hôtel à Carcassonne. Ils appellent à l’aide.

Terrible histoire que celle de cette famille algérienne menacée de vivre sous peu dans la rue… C’est l’histoire d’Amina, de son époux Mohamed, et de leurs cinq enfants, Kenza, 13 ans, Saliha et Abdellah, 10 ans, Gana et Rayan, un an. Ils vivaient dans le quartier de Bourg à Narbonne depuis 18 mois, mais samedi 15 août, ils ont dû quitter l’appartement, totalement insalubre, dont le propriétaire souhaite récupérer l’usage.

Depuis, soutenus par le collectif Accueil Migrant du Narbonnais, qui les a aidés le 15 août déménager, ils sont hébergés dans un hôtel de Carcassonne. Jusqu’à vendredi prochain. Après ? L’inconnu. Amina et Mohamed, en situation irrégulière en France, ont été frappés voilà plusieurs mois d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), et trois de leurs enfants sont scolarisés, une au collège et deux en cours élémentaire. Les deux derniers sont nés en France.

Il a carte de combattant français de son grand-père. “On veut bien vivre n’importe où, pas forcément à Narbonne, mais à Montpellier, Marseille, etc.”, explique Mohamed, qui exhibe la carte de combattant français de son grand-père et d’autres papiers d’identité français de son père.

Ce qu’ils demandent, c’est un hébergement, une aide, quelque chose… Si quelqu’un a une idée pour aider cette famille, qu’il nous appelle“, lance Luc du collectif Accueil Migrant du Narbonnais (tel. 06 33 03 43 71).

C’est Amina qui est arrivé en première en France en 2016. A l’époque, elle était entrée dans l’Hexagone légalement, car Amina était parent d’enfant malade.

Je suis venue en France, car ma fille était cardiaque, elle devait se faire opérer du cœur à Toulouse. Puis, elle est morte… Et on a perdu tous nos droits. Mon mari m’a rejointe en 2017 et on a eu à nouveau des jumeaux, raconte la jeune femme. On a tout quitté en Algérie, on vit comme on peut. Maintenant, on est inquiet, on est angoissé, on veut rapidement retrouver un logement pour nous, pour nos enfants, pour notre famille. On pense à nos cinq enfants avant tout.

Les voilà donc à Carcassonne. Dans l’attente d’une aide, d’un logement, d’un coup de téléphone qui leur permettra d’envisager l’avenir avec un peu plus de sérénité.

L’Indépendant

6 Commentaires

  1. “parent d’enfant malade”
    La consanguinité, une autre façon de ruiner notre système de santé.

  2. “On veut bien vivre n’importe où, pas forcément à Narbonne, mais à Montpellier, Marseille, etc.”, explique Mohamed…

    Pourquoi pas en Algérie ?

  3. Et accueil migrant demande à ce que le coût de cette familke de clandos soit pris en charge par la collectivité
    Zon qu à payer dr leur poche et ils auront moins envie d accueillir du migrant

  4. Ça me fait penser à cette famille de français, eux aussi chassés de leur appart, mais pas loges à l’hôtel, par contre.
    Souvenez-vous, les français à la rue, les clandestins à l’hôtel.
    Indigne.

  5. entrée dans l’Hexagone légalement, car Amina était parent d’enfant malade

    Qui c’est qui paye?

  6. “Le cri d’alarme d’une famille de clandestins algériens”

    Un titre signé “L’Indépendant”.

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