Carrefour se lance dans la livraison de courses ultra-rapide avec Uber Eats et Cajoo

L’enseigne s’allie avec Uber Eats et Cajoo pour proposer Carrefour Sprint, une offre de près de 2.000 produits livrée chez le client en moins de 15 minutes. Disponible pour l’instant à Paris et en proche banlieue, le service doit s’étendre à cinq autres villes au moins d’ici la fin de l’année.

Le quick commerce n’a pas fini de présenter de nouveaux visages en France. De Getir à Gorillas, les start-up tissent toujours plus leur toile dans les villes, leurs livreurs affichant haut et fort leurs couleurs pour faire connaître leur nom. La nouvelle offre lancée ce 26 octobre n’en aura pas besoin.

Carrefour dégaine sa propre proposition. Sous le nom de Carrefour Sprint, l’enseigne de distribution promet de recevoir chez soi des produits du quotidien en moins de 15 minutes. Mais avec une mécanique bien spécifique. Pour commander, les consommateurs se rendront sur l’application ou le site d’Uber Eats, qui a l’exclusivité de l’offre. Ce sont les livreurs de la plateforme qui leur apporteront les courses. Et ils iront récupérer ces emplettes dans les « dark stores » de Cajoo, en charge, dans les coulisses, de leur préparation.

Les entrepôts de Cajoo et l’app Uber Eats

Concrètement, Carrefour Sprint bénéficie du réseau de dark stores de Cajoo, ces mini-entrepôts sur lesquels les services de livraison ultra-rapide s’appuient pour être au plus près des clients. La start-up française, qui s’est lancée en février dernier, a rapidement attiré l’œil de Carrefour, qui avait participé à sa dernière levée de fonds de 40 millions d’euros.

Cajoo s’occupera de la préparation des commandes Sprint en plus de ses propres commandes. Carrefour Sprint bénéficie également de la force de frappe et de la visibilité d’Uber Eats, qui est présent dans 280 agglomérations françaises, puisque le service est accessible via son application.

Dès aujourd’hui près de 2 000 références sont proposées, que ce soit des produits alimentaires ou non, des produits frais, des fruits et des légumes, des plats cuisinés, des surgelés, etc. Pour l’instant tout Paris intra-muros est couvert ainsi que Boulogne, Neuilly et Levallois. D’ici la fin de l’année, Carrefour Sprint devrait être lancé dans cinq autres agglomérations : Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille et Montpellier.

Alimentaire, hygiène et entretien

Près de 2.000 produits sont concernés, aussi bien dans l’alimentaire – des fruits et légumes, aux surgelés ou produits frais -, que dans l’hygiène et l’entretien. Dans un premier temps, le périmètre de Carrefour Sprint concernera Paris, Boulogne, Neuilly et Levallois. Mais il doit s’étendre d’ici la fin de l’année à au moins 5 autres agglomérations : Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier ou Toulouse.

Pour ses premiers pas dans le quick commerce, Carrefour s’appuie sur deux entreprises avec qui elle avait déjà des liens. Le distributeur est présent, depuis avril 2020, sur Uber Eats au travers de ses propres magasins de proximité. La livraison en moins de 30 minutes de quelque 6.000 références est désormais disponible via près d’un millier de points de vente dans 160 agglomérations. La présence sur la plateforme de l’offre Carrefour Sprint est une bonne manière pour l’enseigne d’Alexandre Bompard de faire connaître rapidement son arrivée sur le créneau des moins de 15 minutes au travers d’un modèle différent.

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Le recours à Cajoo tombait sous le sens. Carrefour a en effet participé à son dernier tour de table . L’alliance a aussi une dimension logistique avec le soutien de sa centrale d’achat pour l’approvisionnement des « dark stores ».

Pour Carrefour, il s’agit d’occuper le terrain et de pouvoir répondre aux nouvelles pratiques, en attendant de voir quelle place réelle prendra le quick commerce. Cette livraison en moins de 15 minutes s’inscrit dans la palette des offres que l’enseigne déploie depuis peu. Comme OK Market ! . En test à Paris et à Lyon, de service de « personal shoppers » qui permet au client de personnaliser sa commande en ligne réalisée sur l’application via un « chat » ou le téléphone. De quoi demander sa baguette bien cuite ou son camembert fait à cœur. Ou choisir un produit de substitution quand une référence manque.

Les Echos