Chili : Émeutes dans le centre-ville de Santiago

De notre envoyé spécial Vado

Le groupe qui fédère les initiatives pour la libération des prisonniers politiques au Chili a organisé une manifestation en cette Journée internationale des droits de l’homme pour exiger la libération des prisonniers emprisonnés l’explosion sociale que le pays a connue en 2019.

Carlos Margotta Trincado, avocat et président de la Commission chilienne des droits de l’homme, a déclaré que l’un des objectifs de cette réunion est d’exiger une restructuration des forces de l’ordre chiliennes.

Pour vous donner une petite idée du chaos ambiant d’aujourd’hui au centre de la capitale. C’est pareil, plus ou moins tous les jours depuis le 18 octobre 2019, très exactement.

Les marxistes qui ont réussi de faire voter avec une majorité surprenante (78,28% et un taux d’abstention impressionnant de 49,05%) un changement radical de la Constitution (rédigée en septembre 1980 par Pinochet et maintes fois amendée depuis) se voient pousser des ailes maintenant et se croient tout permis pour obtenir la démission du Président actuel, Sebastián Piñera qui s’attire également les foudres de l’ancienne Présidente de gauche Michelle Bachelet, qui le menace maintenant depuis le siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme qu’elle préside, de le poursuivre en justice (TPI) s’il envoyait une nouvelle fois l’Armée pour calmer les guérilleros de manière efficace.

Il y a bien eu une vingtaine de morts parmi les émeutiers (dont un clandestin péruvien abattu par un carabinero un peu énervé) mais les autres ont tous péri dans des incendies volontaires après avoir mis le feu dans des grandes surfaces, sans pour autant préparer à temps leur retrait anticipé avant de se faire engloutir par les flammes. Les militaires/carabineros n’y étaient pour rien.

Piñera s’en est alors excusé dans un discours au JT diffusé en début d’année et voilà le résultat maintenant.

Tout ça n’augure rien de bon et il est possible qu’avant la fin de l’année la situation se dégrade encore avec l’annonce d’un lockdown et d’un confinement nettement plus sévère pour les Fêtes.