Cholet (49) : Jonathan Berreby, un bénévole à l’écoute les traumatismes subis par les mineurs étrangers

Titulaire d’un master en psycho-traumatisme, Jonathan Berreby intervient bénévolement, un après-midi par semaine, à la Cité la Gautrèche, à Cholet (Maine-et-Loire). Il y parle avec les jeunes qui y sont accueillis et ayant connu des épisodes dramatiques durant leurs parcours de migration.

« J’interviens en soutien, en accompagnement. On m’adresse des jeunes sur des problématiques de sommeil ou de cauchemar. » Il tente de stabiliser ces problèmes et réoriente, si besoin, les mineurs vers des professionnels.

« Trouver les mots, des ponts culturels »

Face à des adolescents qui ont vu un ami mourir, qui ont subi des sévices, notamment sexuels, qui ont été séquestrés et torturés ou qui sont simplement déracinés, le diplômé de 29 ans avance prudemment. « Les cultures sont différentes. Il faut trouver les mots, des ponts culturels, comme avec ce jeune de Lomé, au Togo, qui vient d’une grande ville, quand d’autres sont originaires de villages. » La religion a aussi son importance.

Des gens qui n’ont pas eu le choix

Préférant le terme d’étranger à celui de migrant, Jonathan Berreby passe au moins 45 minutes à une heure avec chaque mineur : « Ce sont souvent des gens qui n’ont pas eu le choix. Ils sont partis sans forcément imaginer les dangers, comme nous nous pourrions les appréhender. Ils doivent faire le deuil de leur culture, de leur histoire. »

Leur traumatisme n’est ainsi pas uniquement lié à des événements particuliers, aussi violents ont-ils pu être.

Ouest-France