Chronique de Paysan Savoyard : Macron est-il nul en économie ?

E. Macron va mettre en avant le statut de spécialiste de l’économie dont il est revêtu depuis son passage par la banque Rothschild et le ministère de l’économie, pour tenter de disqualifier ses concurrents, en particulier Le Pen et Zemmour. Pourtant, les résultats qu’il a obtenus sur le terrain économique sont mauvais, comme ce fût le cas également de tous ses prédécesseurs depuis cinquante ans. Les choses se sont encore dégradées ces derniers mois du fait du covid, mais le phénomène est bien plus ancien et global : ces mauvais résultats économiques enregistrés depuis des décennies  signent un indiscutable déclin français.

Pour en prendre la mesure, on comparera la situation de la France avec celle de ses voisins, fondateurs comme elle en 1957 de la communauté économique européenne et ce qu’il est convenu d’appeler la “construction européenne”.

  • Un chômage et un sous-emploi massifs depuis près de cinquante ans

La France est confrontée à une situation de chômage massif depuis près de cinquante ans maintenant : depuis 1974 le taux de chômage varie selon les périodes entre 8 et 10 % de la population active. Il est de 8 % en 2021.

La France fait nettement moins bien que ses voisins, l’Italie mise à part : en Allemagne et au Benelux le taux de chômage est depuis des années compris entre 4 et 5 %.

Ce chômage français élevé résulte d’un double phénomène. Le premier est la compétitivité insuffisante des entreprises françaises par rapport à celles de ses voisins, en particulier l’Allemagne. Surtout, le chômage est la conséquence de la délocalisation des industries dans les pays à bas coût à partir du début des années 2000.

Cependant la situation du travail est bien pire que ce que laisse penser ce taux de chômage de 8 à 10 % : celui-ci ne reflète en effet qu’une partie de la réalité du sous-emploi, qui est en fait bien supérieur. Premièrement, en effet, les gouvernements successifs ont multiplié les dispositifs visant à placer des millions de personnes dans des voies de garage permettant de ne pas les comptabiliser dans les chiffres du chômage : préretraites, formations Pôle Emploi, dispense de recherche d’emploi en raison de l’âge…

Deuxièmement, grâce à la distribution massive du baccalauréat, le nombre des personnes inscrites dans des études supérieures a plus que doublé en quarante ans (il était de 2,7 millions en 2019 contre 1,1 millions en 1980).  La multiplication de ces “étudiants” souvent bidon a permis de les sortir des statistiques de la population active et du chômage.

Troisièmement, les gouvernements ont fortement augmenté ces dernières décennies le nombre des agents de la sphère publique, qui occupent fréquemment des postes inutiles, notamment dans les collectivités territoriales et les établissements publics et structures parapubliques. Grâce à ces différentes techniques, le taux de chômage est resté mesuré, en dépit des énormes suppressions d’emplois dues aux délocalisations.

Cette situation de sous-emploi massif s’accompagne en outre de trois autres phénomènes malsains. Premier phénomène, le travail non déclaré constitue un phénomène probablement important. Deuxième phénomène pernicieux, on se trouve en présence d’un comportement massif de fuite devant les emplois jugés pénibles ou mal rémunérés. C’est ainsi que les emplois vacants, dans le bâtiment, les commerces alimentaires ou les maisons de retraite, se comptent par centaines de milliers (entre 300.000 et 1 million selon les sources). Dans ces secteurs, une grande partie des emplois sont occupés par des immigrés, souvent clandestins, ou par des travailleurs détachés (les travailleurs européens détachés, en particulier dans le BTP, sont actuellement 500.000). Troisième phénomène délétère, une partie de la population s’est installée depuis des décennies dans l’assistanat et vit d’allocations. 

Résumons. Chômage élevé, multiplication des emplois publics bidon, multiplication des étudiants bidon, fuite devant les emplois disponibles, immigration de travail massive, assistanat : la situation du travail en France est catastrophique et profondément malsaine. 

  • Un déficit commercial devenu permanent

Depuis 2004 la France enregistre chaque année un déficit de ses transactions courantes avec l’étranger, c’est-à-dire qu’elle importe davantage de biens et de services qu’elle n’en exporte. Ce sont les échanges de biens qui expliquent ce déficit (les échanges de services et la balance des revenus étant eux excédentaires) : le déficit des échanges de biens est depuis 2004 de 20 à 60 milliards d’euros par an. En 2018 il a été de 50 milliards.

Là encore la France fait beaucoup moins bien que ses voisins, qui sont tous largement excédentaires (par exemple pour 2018, la balance des échanges de biens de la Belgique est excédentaire de 14 milliards, celle de l’Italie de 38 milliards, celle des Pays-Bas de 67 milliards, celle de l’Allemagne de 232 milliards).

Ces déficits qui s’additionnent impliquent un accroissement de l’endettement de l’économie française vis-à-vis de l’étranger : la “position extérieure nette” (c’est à dire le solde des avoirs et des engagements des acteurs économiques français vis-à-vis de l’étranger) est négative et ne cesse de se dégrader. Elle est aujourd’hui de – 695 milliards, soit – 30 % du PIB, à quelques points du seuil d’alerte fixé par l’UE. Alors que la France s’endette vis-à-vis de l’étranger, les économies voisines sont dans une situation bien meilleure :  leurs excédents de transactions courantes leur permettent d’être des prêteurs nets vis-à-vis de l’étranger. C’est ainsi que leur position extérieure nette sont toutes positives et représentent, fin 2020, 2 % de son PIB pour l’Italie, 45 % pour la Belgique, 61 % pour l’Allemagne et 113 % pour les Pays-Bas. 

Le déficit commercial français résulte de deux phénomènes. Il reflète tout d’abord le fait que les entreprises françaises sont insuffisamment compétitives. Ce déficit de compétitivité a lui-même plusieurs causes : la principale est sans aucun doute le poids considérable des charges sociales pesant sur les entreprises, qui les conduisent à fixer leurs prix à des niveaux trop élevés par rapport aux entreprises étrangères. Pour améliorer sa compétitivité, la France procédait jusque dans les années 80 à des dévaluations de sa monnaie. L’introduction de l’euro en 2002 interdit désormais cette pratique. 

Surtout, le déficit des échanges extérieurs est le reflet de la mondialisation et des délocalisations. Les industries ayant été massivement délocalisées, une part considérable des biens consommés ou utilisés en France ne sont plus produits sur le territoire et doivent être importés : les importations sont donc structurellement supérieures aux exportations.

L’addition de ces deux phénomènes – compétitivité insuffisante et délocalisations – est évidemment très défavorable à l’emploi.

  • Des finances publiques depuis cinquante ans en mauvais état

Les comptes des administrations publiques (Etat, collectivités locales, sécurité sociale) enregistrent un déficit chaque année depuis 1975. De ce fait, la dette publique, qui constitue l’addition des déficits, est en augmentation continue. Alors qu’elle était de seulement 20 % du PIB en 1975, elle n’a cessé d’augmenter depuis, atteignant 100 % du PIB en 2018. La distribution de crédits publics opérée par le gouvernement Macron pour absorber la crise du Covid l’a même fait passer à près de 120 % du PIB. 

Les performances des voisins de la France sont contrastées. Fin 2020, la dette publique de la Belgique est équivalente à celle de la France (113 % du PIB). L’Italie fait moins bien (155 %). Les Pays-Bas (54 %) et l’Allemagne (70 %) sont en revanche nettement moins endettés.

Les causes des déficits publics français devenus permanents sont doubles. La première cause est celle indiquée plus haut. Pour éviter que les délocalisations n’entraînent l’effondrement d’une grande partie de la population dans le chômage et la pauvreté, les gouvernements ont multiplié depuis quarante ans les mesures de “traitement social” extrêmement coûteuses pour les finances publiques : création d’emplois publics surnuméraires, voies de garage du sous-emploi, assistanat. La deuxième cause de la dégradation des finances publiques est l’immigration, qui représente un coût de toute évidence majeur pour les dépenses publiques. Les immigrés étant pour la plupart dans une situation socialement moins favorable que les Français de souche, ce sont eux qui bénéficient de la plus grande part des dépenses publiques : logement social, accueil dans les services publics, prestations sociales de toutes natures.  

Pour l’instant la situation de la dette n’est pas catastrophique parce que les taux d’intérêt sont faibles et que la France peut donc emprunter à des conditions favorables. Les choses deviendraient très graves dans l’hypothèse où les taux augmenteraient, ou encore si les étrangers qui financent la dette française (ils détiennent 52 % des titres de la dette publique) refusaient de continuer à prêter.

Il y a lieu tout de même de souligner ce point. Le poste du budget de l’Etat consacré au paiement des intérêts de la dette publique a diminué du fait des taux faibles. Il n’est plus que de 30 milliards en 2019 contre 40 milliards par an durant les années 2000. Le paiement des intérêts représente tout de même encore l’équivalent du produit de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (32 milliards en 2019) ou encore près de la moitié du produit de l’impôt sur le revenu (75 milliards en 2019). Les Français qui paient cet impôt particulièrement lourd qu’est l’impôt sur le revenu auront donc du mal à considérer que la dette publique est quelque chose d’anodin.

Terminons sur la question des finances publiques en soulignant le point suivant. Comme on vient de le voir, les déficits s’accumulent et la dette se creuse. Et pourtant dans le même temps, l’Etat a vendu une partie de son patrimoine au cours des années : en privatisant des entreprises ; en concédant l’exploitation des autoroutes ; et en vendant une partie de son patrimoine immobilier, notamment dans les quartiers centraux de Paris. Or la vente d’une partie du patrimoine n’a pas permis d’améliorer l’état des finances publiques ni de rembourser la dette : au contraire, celle-ci a augmenté comme on vient de le voir. Mieux encore,  l’état des finances publiques s’est dégradé alors même que les impôts, taxes et cotisations n’ont cessé de croître, comme nous allons le voir dans le point suivant. Déficits permanents et dette constamment croissante, malgré la vente du patrimoine, malgré le niveau record de la taxation : l’incompétence des gouvernements, ou bien leur trahison, apparaissent en pleine lumière.

  • La France, record du monde des impôts, taxes et cotisations

Depuis cinquante ans, les dépenses publiques n’ont cessé de croître et atteignent désormais, en 2019, le niveau considérable de 55 % du PIB (elles étaient de 40 % en 1974 et de 35 % en 1960). 

Ce niveau énorme des dépenses est imputable avant tout à trois éléments : premièrement le “traitement social” de la mondialisation, qui a conduit, pour absorber le chômage, comme on l’a vu plus haut, à augmenter considérablement le nombre des agents publics et le nombre des étudiants ; deuxièmement l’assistanat ; troisièmement l’immigration. Pour financer ces dépenses publiques, les prélèvements obligatoires, c’est-à-dire les impôts, taxes et cotisations, n’ont cessé de croître. Jusqu’en 1974, ils étaient inférieurs à 34 % du PIB. Ils ont dépassé les 40 % en 1982 et atteignent aujourd’hui (2019) 47 % du PIB. Ce taux signifie que 47 % de la richesse créée chaque année par les différents acteurs de l’économie française est prélevée par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale pour financer les dépenses publiques : coût de la fonction publique, infrastructures publiques, distribution de subventions,dépenses de protection sociale…. 

Il faut souligner fortement un premier point : ce taux est le plus élevé du monde. La France est depuis longtemps dans le groupe de tête des pays à fort taux de prélèvements obligatoires mais elle était tout de même dépassée, jusqu’en 2018, par les pays d’Europe du nord les plus sociaux. Depuis 2018, le record du monde des impôts, taxes et cotisations appartient à la France. 

Il y a lieu de mettre en évidence un deuxième point. De nombreux pays riches ont un taux de prélèvement très nettement inférieur. C’est le cas en particulier des pays anglo-saxons et du Japon : pour 2018 (chiffres OCDE) le taux est de 33 % au Royaume-Uni, au Canada et en Nouvelle-Zélande ; de 31 % au Japon ; de 28 % en Australie ; de 27 % en Suisse ; de 24 % aux Etats-Unis. Ces pays, pour la plupart dans l’orbite américaine, sont des pays libéraux : les dépenses publiques y sont limitées parce qu’il y a moins de fonctionnaires et moins d’interventions de l’Etat que dans la plupart des pays européens. De même la protection sociale publique y est beaucoup plus faible : pour leur protection sociale les personnes doivent s’assurer auprès d’assurances privées. Ces pays sont tous des pays riches, mais l’existence d’interventions publiques limitées se traduit par des inégalités supérieures à ce qu’elles sont dans la plupart des pays européens. 

Mais le taux record français est aussi très supérieur à celui de pays qui sont très comparables à la France, en termes de niveau de vie, en termes de système de protection sociale et en termes de réduction des inégalités. C’est ainsi qu’en Allemagne le taux de prélèvements obligatoires n’est que de 38 %. Il n’est que de 39 % aux Pays-Bas. La raison de cet écart considérable avec le taux de prélèvement imposé aux Français est simple : ces pays ne financent pas, comme le fait la France, une administration pléthorique, un assistanat massif, des millions d’étudiants bidon et une immigration de masse. Ces différents gouffres sans fond sont la cause du matraquage socio-fiscal que subissent les Français. 

Il faut ajouter, troisième point, que ce niveau de prélèvement pèse sur la compétitivité française. De nombreux salariés de haut niveau quittent la France pour échapper à ces prélèvements confiscatoires. De même, le niveau des charges sociales décourage l’embauche, pèse sur la compétitivité des entreprises françaises et les incitent à délocaliser.

Il faut enfin souligner, quatrième point, que ce niveau record ne pèse pas de façon égale sur toute la population française. La partie de la société située en bas de l’échelle sociale contribue peu et reçoit beaucoup. La classe supérieure parvient, elle, à échapper pour partie au prélèvement grâce à de nombreux mécanismes : optimisation fiscale, expatriation fiscale, taxation des revenus du patrimoine nettement inférieur aux revenus du travail. Par exemple, M. Macron a institué une “flat tax” sur les revenus des capitaux mobiliers afin “ d’alléger la fiscalité de l’épargne”. Un taux forfaitaire de 30 % est appliqué (12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu plus 17,2 % au titre des prélèvements sociaux) et permet  d’échapper au barème progressif de l’impôt sur le revenu et à ses taux supérieurs (qui sont de 41 % et 45 % pour les deux tranches supérieures). 

Le système de prélèvement pèse surtout sur la classe moyenne. Elle ne reçoit pas les prestations dont bénéficient les ménages moins aisés. Elle est assujettie à l’impôt sur le revenu, qui n’est acquitté que par 43 % des ménages. Elle ne dispose pas comme la classe supérieure des moyens d’échapper en partie à la fiscalité confiscatoire. 

  • Du point de vue du revenu de ses habitants, la France n’est plus un pays riche

Le déclin de la France se mesure à un dernier chiffre, essentiel. Du point de vue de son PIB (ou revenu national annuel),  la France reste la sixième économie du monde.  En revanche, sa position dans le classement mondial est beaucoup moins favorable si l’on rapporte ce PIB au nombre d’habitants. Or c’est le PIB par habitant, c’est-à-dire le revenu par habitant, qui donne la mesure du niveau de vie de la population. Or de ce point de vue, la situation de la France s’est fortement dégradée. En effet, le PIB de la France a augmenté nettement moins rapidement que n’a augmenté, “grâce” à l’immigration, le nombre d’habitants. De ce fait,  du point de vue du revenu par habitant, la France n’occupe plus que la 29e position mondiale si l’on prend en compte le pouvoir d’achat de son PIB par habitant (PIB en termes de parité de pouvoir d’achat ou PPA).

Du point de vue du PIB par habitant à parité de pouvoir d’achat, la France est désormais nettement dépassée, pour s’en tenir à l’Europe, par les pays d’Europe du nord, par la Suisse, par le Luxembourg, par l’Irlande, par l’Allemagne, par l’Autriche, par la Belgique, par les Pays-Bas et, de peu certes, par le Royaume-Uni. Parmi les six pays fondateurs de la construction européenne, la France ne devance que l’Italie.

La position de la France n’a cessé de se dégrader depuis 20 ans. La comparaison avec l’Allemagne est éclairante. En 2004, le PIB par habitant français en termes de PPA était supérieur de 10 % au PIB moyen de l’UE à 27, tandis que le PIB allemand était supérieur de 16 %. En 2018, le PIB par habitant français n’est plus supérieur que de 4 % au PIB moyen européen tandis que le PIB allemand est lui supérieur de 23 %.

Résumons d’un mot : du point de vue du revenu de ses habitants, la France ne fait plus partie des pays les plus riches. 

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Les signes qui indiquent que la France est en déclin sont multiples et connus de tous : la dégringolade dans les classements internationaux du point de vue des performances scolaires ; les manques dans les capacités sanitaires et médicales révélés par la crise du virus ; l’expatriation massive de salariés de haut niveau, d’ingénieurs et de scientifiques ; l’insécurité qui s’installe en tout point du territoire…. Pour ce qui est du registre économique, le déclin de la France est là-aussi indéniable, comme on vient de le voir : pour s’en tenir à l’Europe des six fondateurs de la CEE, tous les pays font mieux qu’elle sur le plan économique. Seule l’Italie est légèrement derrière, et encore seulement dans certains domaines.

Le constat de la dégradation de la situation économique de la France appelle cependant cette précision fondamentale, par laquelle nous terminerons. La dégradation globale se traduit par la détérioration de la situation de la majorité des Français : ceux qui ont perdu les emplois qu’ils occupaient dans les industries désormais délocalisées ; ceux, plus jeunes, qui auraient vocation à occuper ces emplois disparus et qui ont dû se rabattre sur les emplois bas de gamme offerts par le secteur des services ; ceux qui travaillent et qui subissent des prélèvements publics devenus confiscatoires. Mais cette dégradation subie par la majorité des Français, s’est accompagnée à l’inverse de l’amélioration de la condition d’autres parties de la société française. Les assistés et les immigrés paient peu et reçoivent beaucoup. La partie supérieure de la société – les propriétaires et cadres dirigeants des entreprises et tous ceux qui vivent dans leur orbite – a bénéficié, elle, de la baisse massive des coûts de production permise par la délocalisation. Elle échappe aux plus lourds impôts, grâce à l’optimisation fiscale et grâce à la faiblesse des impôts pesant sur le capital. Elle s’enrichit en prêtant à l’Etat endetté et en touchant des intérêts. En un mot, la situation globale de la France s’est dégradée mais celle de la classe inférieure et celle de la classe supérieure n’ont au contraire, l’une et l’autre, cessé de s’améliorer.

Les mauvais résultats économiques de la France doivent-ils conduire à conclure que la classe dirigeante française est nulle ? Certes non : la compétence technique des principaux responsables politiques et économiques  n’est pas en cause. Est-ce à dire alors que la classe dirigeante manque de courage pour traiter les difficultés du pays ? Le problème n’est pas là non plus, nous semble-t-il. La réalité est la suivante et elle est toute simple : la classe dirigeante et les responsables politiques qui en sont partie intégrante servent leurs intérêts particuliers.

Concluons d’un mot. La situation globale de l’économie française et celle de la majorité des Français de souche s’est détériorée, mais celle de la classe supérieure n’a cessé de s’améliorer, grâce aux évolutions survenues depuis cinquante ans, en particulier la mondialisation. On comprend pourquoi les mauvais résultats économiques de la France ne feront rien perdre de leur arrogance à E. Macron et à ses semblables.

Voir également ces chroniques :

Et le pays le plus taxé du monde est… la France !

Économie : L’oligarchie ment aux Français

Mondialisation, délocalisations, dumping

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