Cinéma : «Antebellum», un film fantastique, politique et antiraciste

Eden est esclave dans une plantation du sud des Etats-Unis, alors que la guerre de Sécession fait rage. Une unité confédérée dirige les lieux, et ses soldats se montrent particulièrement brutaux et inhumains. Mais Eden ne perd pas espoir de s’échapper… « Antebellum » avec la chanteuse et actrice Janelle Monáe, est un thriller efficace, qui prend un virage étonnant au bout d’une grosse demi-heure et manque assurément de finesse.

Mais tel n’est pas le propos. Car, à l’image de « Get Out », « Us » ou « The Hunt », « Antebellum » est un pamphlet politique qui ne fait pas dans la dentelle. Vigoureuse dénonciation des ravages du racisme dans son pays, il appuie là où ça fait mal, et se révèle on ne peut plus d’actualité, à une période où les Etats-Unis recensent, quasiment chaque semaine, une bavure policière dont sa minorité noire est victime. Le long-métrage ne prend pas de gants, un personnage appelant clairement à la révolution, rejoignant certains des discours les plus radicaux parfois entendus lors des manifestations du mouvement Black Lives Matter.

 

2 thoughts on “Cinéma : «Antebellum», un film fantastique, politique et antiraciste

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    Tout ce qui est excessif est insignifiant.
    Un peu marre de cette déferlante de “pamphlets” antiracistes.
    Personne pour faire un film sur le destin d’un Africain fait prisonnier par ses congénères de la tribu voisine, mais qui n’a pas été vendu aux Blancs, qui est donc resté en Afrique au lieu de partir vers les plantations du Nouveau Monde, ce qui lui a permis de mener une longue existence paisible pleine de délices ?
    Un film fantastique d’un autre genre.

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    “Cinéma : « Antebellum », un film fantastiquement idéologique, obsessionnellement racialiste et anti-Blancs” me semble plus indiqué pour qualifier cet étron chocolat.

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