Cinéma : « Ils sont vivants », par amour pour un migrant Afghan, une sympathisante FN de Calais va défier les préjugés de son entourage et les lois de son pays

Adaptation par Jérémie Elkaïm (avec la collaboration de Gilles Marchand et Arthur Cahn) du roman Calais mon amour de Béatrice Huret et Catherine Siguret, le scénario est centré sur Béatrice, une veuve de policier, militante Front National qui vit avec son fils et sa mère à une vingtaine de kilomètres de la jungle de Calais, où s’entassent 9.000 personnes. Sa rencontre avec Mokhtar va bouleverser son quotidien et ses convictions.

Un soir, en sortant du travail, elle prend en stop un adolescent migrant qui lui demande de l’y déposer. Sa vie bascule. Elle devient bénévole occasionnelle. Deux ans plus tard, un groupe d’Iraniens se coud la bouche pour dénoncer leurs conditions de vie. Parmi eux, Mokhtar, enseignant dans son pays, arrivé clandestinement en Europe après avoir traversé la Méditerranée sur une embarcation de fortune. Leurs regards se croisent : c’est le coup de foudre…

Elle voit alors la misère et l’insalubrité des camps de réfugiés. avait décidé de devenir bénévole occasionnelle. Elle y raconte notamment sa rencontre avec Mokhtar, un réfugié iranien qui souhaite se rendre en Angleterre et qui la conduit dans une aventure humaine, amoureuse et judiciaire à laquelle elle ne s’attendait pas. Par amour, elle va abandonner ses préjugés, déplacer des montagnes, s’opposer à des lois absurdes.

En tête d’affiche figurent Marina Foïs, Laetitia Dosch et le franco-afghan Seear Kohi.