Cinéma : “Le gardien de la mémoire”, comment filmer l’espoir des migrants

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Le gardien de la mémoire nous présente, sous la forme d’un récit contemplatif, l’histoire de différentes familles qui cherchent à survivre en exil, avec un seul objectif: ne pas oublier.

On a tendance à considérer que le moment décisif pour les migrants est celui de leur arrivée à la frontière du Mexique et des États-Unis, qui sert de gardienne de deux réalités. S’ils parviennent à «traverser», nous pensons qu’ils seront pratiquement en sécurité, et encore mieux s’ils le font avec toute leur famille. S’ils restent en arrière, les choses seront encore plus difficiles pour eux.

Cependant, chaque situation est décisive: à partir du moment où ils quittent leurs maisons, jusqu’à la traversée d’un pays plein de dangers qui ne leur garantit pas la sécurité, moins un avenir plein d’espoir.

C’est dans la première étape. Au moment où ils atteignent la frontière et parviennent à passer de l’autre côté, un enfer plein de discrimination et de violations des droits de l’homme continue qui ne se termine pas toujours bien.

Le gardien de la mémoire

Lorsqu’ils arrivent de «l’autre côté», ils trouvent un environnement hostile plein de racisme qui rejette leur arrivée, oubliant le côté humain. Et c’est ce que le documentaire vise à dépeindre. Le gardien de la mémoire de Marcela Arteaga, a été le lauréat de la sélection officielle du documentaire mexicain au Festival international du film de Morelia 2019.

Ce même long métrage ouvrira la huitième édition du Festival international du film documentaire DOQUMENTA, qui démarre ce jeudi 13 août.

The Guardian of Memory est un documentaire qui décrit différentes parties du processus qu’un migrant doit suivre lors de son arrivée aux États-Unis. C’est là que nous rencontrons Carlos Spector, un avocat spécialisé en immigration basé au Texas qui se consacre à la lutte pour l’asile politique pour les Mexicains qui souhaitent entrer aux États-Unis.

Pas nécessairement pour l’idée d’une «vie meilleure», mais pour sauver leur vie dans la vague de violence que connaît le pays, notamment en raison de la présence des cartels de la drogue.

Le phénomène de la migration

Au Mexique, nous ne savons pas combien il y a de disparus, mais leur nombre s’élève probablement à plus de 40.000. C’est-à-dire 40.000 familles qui sont dans l’incertitude non seulement de savoir où se trouvent leurs proches, mais aussi quant à leur propre sécurité dans une lutte quotidienne pour obtenir justice.

2 Commentaires

  1. Le genre de film très esthétique qui se laisse apprécier dans le silence feutré d’un appartement cossu, un plaid en cachemire réchauffant l’élégance un peu raide du fauteuil Eames première édition, le thé bio du Sichuan fumant dans une tasse en Haviland sur un table d’appoint art déco en galuchat signée. Mais ajoutez un peu comme voisins la famille Oldelpasso, les 28 cousins tatoués de Jésus à mitrailleuse, les fajitas à la coke dans le barbecue, les gamines habillées comme des putas, leurs frangins qui font les macs dans des caisses tunées et tout ce petit mundo qui gueulas les patatas à longueur de dias, la respiration profonde n’est alors plus suffisante pour alterner aussi régulièrement contemplation et introspection devant ce film sans bruit ni odeur ni personnages pouilleux, — ce qui doit être pour beaucoup dans le charme de l’œuvre.

  2. La maison “déracinée” à deux étages sensée symboliser la détresse des migrants, c’est plutôt ce qu’ils arrivent à faire construire “au pays” grâce au parasitage chez nous, j’ai bon?

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