Cinéma : “Paris Stalingrad”, le parcours infernal de Souleymane du Soudan à la capitale

Réalisatrice de documentaires aux origines marocaines et tunisiennes, Hind Meddeb a grandi en France. Particulièrement intéressée par toutes les formes de résistance à l’ordre établi, elle ne pouvait pas passer à côté du printemps arabe. Entre 2011 et 2013, elle lui a consacré 2 films, en filmant du côté de ceux qui se révoltent : Electro Chaabi et Tunisia Clash, deux films qui observent les événements à travers les yeux de la jeunesse dans les quartiers des classes populaires, en se focalisant plus particulièrement sur la création musicale comme acte révolutionnaire.

Formé aux métiers du cinéma au sein du European Film College au Danemark, Thim Naccache est une sorte d’homme à tout faire en matière de cinéma : Chef opérateur, monteur, réalisateur, … . Hind et Thim se sont associé pour filmer, en restant à leur côté, le quotidien des réfugiés qui arrivent à Paris : Paris Stalingrad a été présenté et primé dans de nombreux festivals.

Synopsis : Paris, été 2016. Des hommes et des femmes arrivent du Soudan, d’Éthiopie, Érythrée, de Somalie, de Guinée, du Nigéria, d’Afghanistan, d’Iran, du Pakistan, avec l’espoir d’échapper à la guerre et aux conflits ethniques qui déchirent leurs pays. À leur arrivée ils n’ont pas d’autre choix que de dormir dans la rue. Ils se regroupent sur des campements de fortune autour du métro Stalingrad. En racontant l’histoire de Souleymane, adolescent de 18 ans, réfugié du Darfour, le film retrace l’histoire récente du parcours infernal des exilés dans Paris.

Critique Film