Cinéma : « Sous les étoiles de Paris », un conte d’hiver mettant en scène une SDF FDS venant en aide à un enfant migrant africain

Temps de lecture : 2 minutes

Depuis de nombreuses années, Christine (Catherine Frot) vit sous un pont, isolée de toute famille et amis. Cette femme oscille entre l’accès aux distributions alimentaires gratuites et l’errance dans les rues.

Par une froide nuit d’hiver, comme il n’en existe que dans les contes, elle découvre un jeune Érythréen de huit ans en train de sangloter devant son abri. Suli (Mahamadou Yaffa) ne parle pas français, comprenant qu’il est perdu et qu’il a été séparé de sa mère, elle décide de l’aider.

Ensemble, ils partent à sa recherche. A travers les rues de Paris, Christine et Suli vont apprendre à se connaître et à s’apprivoiser. Et Christine à retrouver une humanité qu’elle croyait disparue.

Le long métrage Sous les étoiles de Paris est le prolongement du documentaire Au bord du monde (2014) de Claus Drexler et s’inspire notamment de la SDF prénommée Christine — dont on peut voir un extrait de son témoignage dans la vidéo plus bas — pour le personnage de Catherine Frot dans la fiction.

« Après Au bord du monde, un documentaire sur les sans-abri, je réfléchissais à un sujet de fiction qui témoigne du phénomène, confie le réalisateur dans le dossier de presse du film. J’éprouve un profond attachement pour ces gens qu’on filme trop souvent avec une image peu soignée. Je souhaitais cultiver leur beauté, leur sensibilité et leur poésie. Catherine Frot, qui avait été très touchée par Au bord du monde, m’a contacté à ce moment-là. Assez vite, elle et moi avons discuté de la possibilité d’un projet de film qui leur rendrait cette dimension ».

Concernant le personnage de l’enfant immigré interprété par le jeune Mahamadou Yaffa, il a été ajouté à l’histoire par le réalisateur et son co-scénariste Olivier Brunhes pour élargir la thématique de l’exclusion du film.

« Avant et durant l’écriture, Olivier Brunhes et moi avons passé beaucoup de temps avec [les migrants] dans les ‘jungles’ du Nord de la France. Nous avions, dès l’origine, l’idée d’intégrer cette thématique dans le scénario, car il nous semblait impossible de parler de la grande exclusion en ce début de XXIe siècle, sans évoquer la crise migratoire.

Nous avions été particulièrement frappés par une femme accompagnée de ses très jeunes enfants. Nous nous sommes demandé ce qu’il se passerait pour eux s’ils étaient brutalement séparés de leur mère. Le personnage de Suli, le petit garçon qui se retrouve tout seul avec Christine comme seul repère, est né de là ».

Rendez-vous donc le 28 octobre 2020 pour découvrir dans les salles de cinéma la rencontre entre ces deux personnages contée par Claus Drexel.

2 Commentaires

  1. Ahh le cinoche subventionné.
    C’est que voyez-vous, même si on est un descendant d’une grande famille c’est toujours rassurant de savoir que le blé sera abondant en incluant des noix dans un film.
    Santé Claus !

  2. La preuve que la détresse du SDF fds n’intéresse personne, puisque même pour un film ils se sentent obligés de rajouter un noar. Et un petit, histoire qu’il soit inoffensif.
    Beurk !!!

Les commentaires sont fermés.