Cinéma : « Un pays qui se tient sage », le documentaire choc sur les violences policières

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Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. « Un pays qui se tient sage » invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État.

A l’heure où le maintien de l’ordre en France est de plus en plus contesté, le film de David Dufresne, qui sort en salle le 30 septembre, traite grâce à de nombreuses images et témoignages de la question des violences policières dans l’Hexagone.

La bande-annonce est intense. Différents intervenants, témoins, spécialistes, intellectuels, victimes ou militants, réfléchissent à voix haute face caméra aux actions de la police française actuelle. Ils regardent ensemble des images qu’ils commentent et débattent pour défendre leurs idées. 

Le titre lui-même rappelle l’interpellation de lycéens à Mantes-la-Jolie (Yvelines) en décembre 2018, laquelle avait provoqué l’indignation collective. Dans cette fameuse vidéo où des adolescents interpellés par la police sont alignés genoux à terre et mains sur la tête, on pouvait entendre un policier se réjouir : “Voilà une classe qui se tient sage.”

Un contre récit du maintien de l’ordre

Le réalisateur résume ainsi son film documentaire : “Tous les pays du monde sont confrontés aux violences policières. Pour les démocraties, c’est un enjeu devenu crucial à leur propre survie. Le film questionne cette définition de Max Weber : ‘L’État revendique le monopole de la violence physique légitime.’ Qu’est-ce que l’Etat ? La violence légitime ? Qui lui dispute son monopole ? Et qui en tient le récit ?” Soutenu par la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, il s’agit d’un véritable “contre récit” historique du maintien de l’ordre.

Les gilets jaunes et les quartiers populaires

David Dufresne, journaliste indépendant, écrivain et réalisateur, avait déjà écrit en 2019 Dernière sommation, qui revenait sur les violences policières durant la mobilisation des gilets jaunes, en France, à partir de novembre 2018. Sur son compte Twitter, il recense depuis le début du mouvement les violences policières. Mais le film compte bien explorer d’autres points de vue, comme celui des banlieues. Les quartiers populaires ont en effet servi de “laboratoire” aux brutalités policières est-il dit dans la bande-annonce.

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