Colombelles (14) : Mobilisation contre l’expulsion vers la Côte d’Ivoire de Souleymane, logé depuis 2 ans chez Valérie, hébergeuse citoyenne

Lycéen de 18 ans originaire de Côte d’Ivoire, Souleymane Bakayoko doit être expulsé de France mardi 2 février 2021. Mais ses soutiens ne baissent pas les bras, notamment Valérie Templeraud qui l’héberge depuis plus de deux ans près de Caen

14 h 05, mardi 2 février 2021, aéroport Roissy Charles de Gaulle. C’est la date et lieu où Souleymane Bakayoko doit prendre l’avion pour la Côte d’Ivoire. On lui a demandé de passer un test PCR au Covid-19 pour embarquer à bord du vol DL8574 à destination d’Abidjan. Un retour dans son pays d’origine décidé par la justice après un dernier recours auprès du tribunal administratif de Caen (Calvados).

Caen, c’est là que le jeune homme de 18 ans suit une formation. Un CAP Maintenance Matériels Espaces Verts à l’institut Lemonnier. Juste à côté, à Blainville-sur-Orne, il est en stage aux espaces verts de la commune. C’est en repartant de Blainville par le bus, que le lycéen est arrêté. Commence alors le début d’un processus d’expulsion qui lui a été notifié jeudi 28 janvier 2021 alors qu’il pointait au poste de police.

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Hébergeuse citoyenne à Colombelles, Valérie Templeraud a quatre bouches à nourrir, avec son fils âgé de 6 ans. C’est en octobre 2016, qu’elle a décidé d’accueillir, sous son toit, un premier jeune Congolais.

Convoqué à la police mardi pour prendre l’avion

« On lui a dit qu’il était convoqué mardi 2 février à 8 h et la police l’emmènera à l’aéroport », explique Valérie Templeraud. Depuis plus de deux ans, Valérie héberge Souleymane, chez elle à Colombelles où il est assigné à résidence depuis la décision du tribunal il y a une semaine.

Pétitions et mobilisations

Elle, comme d’autres bénévoles ne peuvent se résoudre à voir partir ce jeune homme « intégré ». Une première pétition a donc été lancée, adressée au conseil départemental du Calvados qui « a refusé une prise en charge jeune majeur » et à la préfecture du Calvados. Elle demande « un réexamen de sa demande par le conseil départemental. Une levée des mesures administratives disproportionnées et inéquitables prononcées par la préfecture. »

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