Comment Macron veut reconquérir la jeunesse en lui parlant du racisme, des violences policières et des colonies

Emmanuel Macron veut regarder l’histoire en face. Il veut parler, en particulier, à la jeunesse qui est issue de l’immigration, qui aujourd’hui ne se reconnaît pas du tout dans la figure de Marianne, qui incarne la République française. C’est pour ça qu’il a annoncé, bientôt, la mise en place d’une plateforme de signalements des discriminations, c’est pour ça qu’il veut généraliser les caméras piétons chez les policiers.

Même si ça paraît très symbolique, il a confié à une commission le soin de désigner 300 à 500 personnalités qui sont issues de l’immigration, qui sont issues des DOM TOM, pour donner leurs noms à des rues, à des places, à des édifices publics, pour essayer de faire en sorte que la France se regarde telle qu’elle est. Ça peut être par exemple Raphaël Élysée.

Donc son nom ne dira peut-être rien aux gens, mais c’est le premier maire noir qui avait été élu sous la IIIe République. Et aussi, par exemple, une personnalité que Macron cite souvent, c’est Alexandre Dumas. Le père de l’auteur, qui était un métis. Emmanuel Macron, lui, veut regarder l’histoire telle qu’elle est, il veut regarder la France telle qu’elle est. Sa grosse difficulté, c’est qu’on est à moins de 500 jours de la présidentielle et, qu’en la matière, il est concurrencé par sa gauche par quelqu’un qui a très bien compris qu’il y avait un créneau électoral à prendre dans la jeunesse, c’est Jean-Luc Mélenchon.