Conflans-sur-Loing (45) : Altercation à “connotation raciste” entre le maire et un de ses administrés, ouverture d’une enquête

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La date exacte des faits n’a pas été précisée mais la vidéo a été postée au début du mois d’août sur les réseaux sociaux. Sur les images, filmées avec un téléphone, on voit Khoubaib Riahi, un homme vivant dans la ville de Conflans-Sur-Loing (dans la région du Centre, en France) se faire violenter, et arracher ses affaires par… le maire de la ville : Jérôme Ricardou.

Pendant cette altercation, le maire était protégé par la police. La vidéo a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux et choqué nombre d’internautes qui n’ont pas hésité à écrire des commentaires teintés d’indignation.

Dans un petit chemin de campagne, un habitant de la ville de Conflans-Sur-Loing a sorti son téléphone et a commencé à filmer. En direct, on y voit les agissements surprenants du maire, Jérôme Ricardou, et de sa police. Ce dernier s’en est pris physiquement un riverain. Le maire a placé sa voiture devant celle de l’homme et les policiers municipaux derrière. Sa voiture s’est ainsi retrouvée bloquée. Cela l’a indigné et il a commencé à filmer avec son téléphone portable.

Le conflit a pour origine le terrain dont il est locataire sur la commune. Un espace que le père de famille utilise sur son temps libre. “J’habite à Châlette (dans l’agglo montargoise) et je n’ai pas de jardin. Ici, j’ai des poules, des pigeons, un bouc, et mon chien. J’ai construit une petite cabane et j’y viens pour mes loisirs, j’y campe.” Khoubaib Riahi se dit harcelé par la mairie depuis plusieurs mois : “Le maire vient à chaque fois pour me dire que je n’ai rien à faire là. Mais j’avais un bail.”

Que lui reproche la mairie, alors ? “Ce monsieur avait entrepris une construction qui ne respecte pas le code de l’urbanisme. Et le voisinage s’est plaint à plusieurs reprises de nuisances sonores, notamment du chien qui aboyait 24 heures sur 24 en son absence”, plaide Jérôme Ricardou.

Un des policiers déclare : “Vous n’avez pas l’autorisation de nous filmer”. Le citoyen, avec son chien que les policiers, dit-il dans la vidéo, ont voulu saisir, déclare qu’il a “le droit de filmer ce qu’il veut, car c’est son téléphone”. Cela a semblé mettre mal à l’aise l’agent de police qui s’est éloigné et mis de dos.

Le maire, lui, a eu bien moins froid aux yeux, il a donné des coups à l’habitant de Conflans-Sur-Loing et ce, en direct. Il a déclaré n’en avoir que faire que ce dernier porte plainte et que ce dossier arrive sur le bureau d’un procureur.

Les policiers refusaient de le laisser aller vers sa voiture à quelques mètres de là et lui demandaient pourtant ses papiers… qui se trouvaient à l’intérieur de son véhicule, justement. Pour le riverain, c’était incompréhensible, paradoxal.

Le maire aurait tenté de forcer la grille d’entrée du riverain

Le problème est le chien, pour la police. Outre ses documents d’identité, le riverain qui filmait la scène, a du présenter les documents relatifs au chien. La police, un peu avant, semble ne pas s’être outrée que le maire ait pris des affaires appartenant à l’homme mais restait braquée sur ce point. Le maire qui s’en prenait à la grille de la propriété du riverain ne semble pas les avoir alertés non plus, bien que ce soit illégal… propriété privée oblige.

C’est une agression envers moi, par le maire, et par vous aussi, qui le soutenez“, a déclaré l’homme à un policier sur place, “le maire a commis un délit grave en refusant que je rentre chez moi, et vous êtes de son côté“.

La République

2 Commentaires

  1. C’est la combine des propos racistes qui est reprise à tout bout de champ qui est gonflante, on a bien le droit de dire à un sale arabe qu’il est un sale arabe, ce n’est pas une insulte raciste, c’est un simple constat.

    Et en l’occurrence c’est un enculé de sa race de tunisien.

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