Coup de filet contre l’ultra-droite à Sierentz et ailleurs

Une vaste opération diligentée par un juge du tribunal judiciaire de Paris, en lien avec le parquet national antiterroriste, a été menée ce mardi matin et est toujours en cours dans les deux départements alsaciens, notamment à Sierentz. Une opération en lien avec la mouvance ultra-droite et des armes illégales. Deux-cents gendarmes étaient mobilisés.

Quatre heures du matin sur le secteur de Sierentz, près de la Grand’Rue, un rassemblement de militaires intrigue quelques riverains. A priori, des gendarmes cagoulés, lourdement armés se préparent à une intervention. A six heures, ils passent à l’action et pénètrent dans une maison située dans une impasse de la commune.

Il s’agissait d’un des nombreux objectifs visés dans cette opération. Des visites « administratives », autorisées par un juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris, et placées sous son contrôle en lien avec la parquet national antiterroriste, précise-t-on à la préfecture du Haut-Rhin. Cette opération a été conduite simultanément dans plusieurs lieux sur les départements du Haut-Rhin et Bas-Rhin.

200 gendarmes et de gros moyens

Pas moins de 200 gendarmes issus des groupements de compagnies départementales, la section de Recherches de Strasbourg, appuyées par le GIGN, assistés par des moyens de recherches spécialisés (notamment les brigades cynophile avec des chiens spécialisés dans la recherche d’armes), ont été mobilisés. « La compagnie de gendarmerie de Strasbourg n’est pas impliquée » dans les opérations en lien avec l’affaire de Sierentz, a indiqué le commandant de compagnie.

Comme a pu le préciser la préfecture, « ces vérifications portaient sur l’acquisition et la détention illégale d’armes par des individus en lien avec la mouvance de l’ultra-droite. Les opérations sont toujours en cours ». Et pour l’heure aucune information n’a fuité quant aux saisies d’armes et aux éventuelles interpellations.

L’ALSACE