Coustouges (66) : Manifestation contre la fermeture de la frontière avec l’Espagne, censée enrayer le terrorisme et l’immigration clandestine

Ils viennent des deux côtés de la frontière. 400 à 500 habitants se sont rassemblés ce dimanche matin sur le pont de Riu Major à Coustouges. Ils protestent contre la fermeture depuis janvier dernier de la route frontalière et ses conséquences sur leur quotidien. 

Les Catalans espagnols et ceux du Vallespir mobilisés ensemble contre la fermeture de la route qui les reliait grâce au pont sur le Riu Major. Ce dimanche matin, les habitants des localités frontalières se sont rassemblés à Coustouges pour manifester leur ras-le-bol depuis la décision en janvier dernier de fermer 5 des 12 points de passage entre la France et l’Espagne dans les Pyrénées-Orientales.

Un blocus décidé par le gouvernement français au nom de la lutte contre le terrorisme et les trafics illégaux mais qui complique singulièrement la vie au quotidien des villages transformés en véritables culs-de-sac des deux côtés de la frontière.

Un blocus décidé par le gouvernement en janvier 2021

C’était il y a deux mois jour pour jour. Le 14 janvier dernier, à la mi-journée, de gros blocs de béton barraient la route entre la France et l’Espagne à Coustouges après le décret pris unilatéralement par le gouvernement Macron le 11 janvier.

Objectif affiché de ce blocus qui concerne 5 des 12 points de passage transfrontaliers dans les Pyrénées-Orientales: lutter contre le terrorisme et l’immigration clandestine. La préfecture des P.O avait alors justifié la fermeture par un déploiement plus “stratégique” des forces de contrôle :

“En fermant 5 des 12 passages du département avec l’Espagne et en ne gardant que les 7 principaux, nous pouvons mieux organiser le plan global de contrôles aux frontières. Cela libère des équipes pour des patrouilles “dynamiques” et pas seulement statiques à des points fixes” avait alors expliqué Audrey Sartre-Albasi, chef du bureau du préfet des Pyrénées-Orientales.

Une justification en forme d’aveu sur l’effectif insuffisant des forces françaises chargées de surveiller la frontière sur ces petites routes du Vallespir.