Covid-19 : Olivier Véran présente ses excuses, « Sur les masques, nous nous sommes trompés »

« Sur les masques, nous nous sommes trompés, ni plus ni moins. Nous, l’Organisation mondiale de la Santé, les autorités sanitaires internationales », a reconnu l’ancien ministre de la Santé et actuel porte-parole du gouvernement Olivier Véran.

Olivier Véran fait son mea culpa sur les masques. « Une partie de l’opinion nous a reproché d’avoir sciemment menti sur les masques, pour cacher la pénurie. Ce n’est pas le cas. La vérité, c’est que, sur les masques, nous nous sommes trompés, ni plus ni moins. Nous, l’Organisation mondiale de la Santé, les autorités sanitaires internationales. De bonne foi, certes, mais nous nous sommes trompés », a confié l’ex ministre de la Santé dans un entretien accordé au Parisien publié ce mercredi 7 septembre.

L’actuel porte-parole du gouvernement aborde ce sujet dans un livre intitulé Par-delà les vagues, publié jeudi 8 septembre aux éditions Robert Laffont. « Ce livre est aussi l’occasion pour présenter mes excuses », indique-t-il.

Pour rappel, Olivier Véran avait estimé le 4 mars 2020, soit au tout début de l’épidémie de coronavirus, que les masques étaient « inutiles » en dehors des malades, personnels de santé ou personnes fragiles. « Le port du masque, en population dans la rue, ça ne sert à rien. Et ça a même un inconvénient : ça prive parfois de masques ceux qui en ont véritablement besoin », avait également ajouté le Premier ministre Édouard Philippe quelques jours plus tard.

Olivier Véran reconnaît que certaines mesures ont pu être « absurdes »

Olivier Véran est également revenu sur certaines mesures, reconnaissant qu’elles ont pu paraître « absurdes » lors de la crise sanitaire du coronavirus. « Par exemple, quand on rouvre les terrasses de restaurant en exigeant des bacs à fleurs ou des panneaux de plexi pour séparer les tables. Mais je note aussi que certains voisins ayant qualifié notre pays d’Absurdistan nous ont suivis dans la plupart des cas. Ça rend modeste, une gestion de crise… », a-t-il expliqué.

Autant de sujets abordés dans son livre tout comme sa nomination au gouvernement en pleine crise sanitaire, ou encore sa vie de ministre. « J’ai commencé à écrire le soir où a été annoncé le [premier] confinement, sans but précis, mais pour me souvenir plus tard de l’émotion du moment. Je n’avais pas l’intention d’en faire un livre. Puis un jour, j’ai pensé qu’il faudrait quand même témoigner de tout cela, alors que beaucoup de choses ont été dites et écrites sur la façon dont on a géré la crise », a poursuivi le ministre, qui révèle également dans son livre et dans l’interview avoir « touché du doigt le burn-out » vers la fin de la première vague.

Ouest-France