Darmanin et Génération Identitaire: de faux prétextes pour une vraie dissolution

La décision du Ministre de l’Intérieur visant à prononcer la dissolution de Génération Identitaire laisse quelques sérieux doutes sur l’honnêteté politique de sa démarche.

En effet, si l’élément déclencheur de cette décision est l’opération menée au col du Portillon pour démontrer l’absence totale de contrôle à la frontière alors qu’elle devait être fermée depuis le 5 janvier en raison d’un risque migratoire et terroriste, d’autres opérations en soutien cette fois à l’entrée de migrants illégaux sur le territoire ne dérangent aucunement le Ministre de l’Intérieur.

C’est le cas notamment à la frontière franco-italienne, où bon nombre de militants associatifs participent à l’entrée illégale de clandestins sur le territoire national.

Ainsi, le 11 janvier dernier, alors qu’un bénévole avait été interpellé au motif d’aide à l’entrée de personnes en situation irrégulière, réprimé par un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30.000 €, aucune suite n’a été donnée et même son audition par la Police aux frontières a été annulée…

Pire encore, pendant que les Français doivent rester cloîtrés chez eux, privés de liberté à partir de 18h, ces associations peuvent outrepasser le couvre-feu grâce à une dérogation donnée par la ministre en charge du logement…

Dissoudre génération Identitaire, qui n’a commis aucun acte répréhensible, constituerait non seulement un véritable abus de droit mais aussi une totale injustice. En d’autres temps, ceux qui se dressaient pour défendre le territoire et prêter leur concours au respect de la loi, étaient traités comme des héros. Aujourd’hui, alors qu’il ne s’agit que de démonstrations pacifiques des graves carences et mensonges de l’Etat, la sanction par ce dernier est immédiate. Ceci explique évidemment cela…

Jean Paul Garraud Magistrat, Député européen RN membre du groupe Identité et Démocratie.