Décès de Jean-Marie Le Chevallier

Jean-Marie Le Chevallier, ancien maire Front national de Toulon, est décédé d’une crise cardiaque ce vendredi soir, en Vendée, à l’âge de 84 ans, a-t-on appris ce samedi.

Engagé initialement chez les giscardiens, il avait ensuite rejoint le Front national.

Ancien député à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, Jean-Marie Le Chevallier a “remporté” la ville de Toulon en 1995, qu’il a dirigé jusqu’en 2001.

Var-Matin

L’hommage d’Erik Tegnér à un parent

Membre fondateur de Racines d’avenir, Erik Tegnér rend un vibrant hommage à l’ancien maire Front national de Toulon, Jean-Marie Le Chevallier. Un oncle mais également un mentor politique. 

Cela fait quelque temps que je ne l’avais pas vu. Et pourtant, c’est comme s’il m’avait toujours accompagné. Depuis hier soir, il n’est plus là, disparu définitivement chez lui, en Vendée. Une terre chargée d’histoire qu’il aimait tant, lui avec qui je passais des heures à parler du génocide vendéen. À lui, un de mes mentors, mon oncle, je tenais à rendre ce dernier hommage en espérant ne pas avoir de mots maladroits pour un exercice qui ne m’est pas familier. 

Jean-Marie Le Chevallier a eu un parcours exceptionnel et exaltant même si la fin de sa carrière politique l’a jeté dans l’opprobre, et de façon injuste. Issu de la droite classique et libérale, notamment comme directeur de cabinet de Jacques Dominati au gouvernement de Valérie Giscard d’Estaing, il fut un des premiers à rejoindre le Front National en 1983, alors que celui-ci commençait à peine à émerger. Ceux qui ont de la culture politique savent que cela évoque toute une frange de cette droite solide qui avait pourtant soutenu VGE, par anti-gaullisme. Cette frange dite centriste qui à l’époque ne s’était pas vendue aux universalistes et à la gauche. Cette frange de l’UDF qui d’ailleurs a été la seule, en 1998, à couper le cordon sanitaire lors des élections régionales.

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Merci à Martin Eightyhate.