Décès de Pierre Sidos, figure de l’extrême droite pétainiste

Temps de lecture : 2 minutes

Fondateur du mouvement antisémite L’Oeuvre française, dissous en 2013, il avait pris part à l’attentat du petit Clamart contre le Général De Gaulle.

Le Parisien.

Pierre Sidos, figure de l’extrême droite pétainiste et nationaliste, est décédé vendredi à l’âge de 93 ans en Normandie. Il est « mort à l’hôpital de Bayeux (Calvados), entouré des siens », a précisé Yvan Benedetti, qui lui avait succédé à la tête de l’Œuvre française, mouvement ouvertement antisémite dissous en 2013.

Le cofondateur du FN Jean-Marie Le Pen a salué sa mémoire sur Twitter. « La mort de Pierre Sidos concerne cette grande famille nationale et patriote que nous avons servie et guidée, à notre façon souvent différente. Et pourtant… je salue sa mémoire », a écrit le père de Marine Le Pen, qui était encore présent à un banquet à ses côtés en 2016.

De son côté, Yvan Benedetti a tweeté que « la France perdait un de ses meilleurs enfants et le nationalisme un de ses meilleurs soldats ! Tout au long de sa vie, son Honneur s’est appelé Fidélité ».

Fis d’un ancien milicien fusillé en 1946

Pierre Sidos était est le fils d’un ancien milicien, François Sidos, qui fut jugé et fusillé en 1946 pour des faits de collaboration. Admirateur de Pétain et de Franco, il a lui-même fait partie pendant la Seconde Guerre mondiale des milices fascistes de Marcel Bucard et a été condamné après la guerre avec un ses frères, Jacques.

Amnistié, il fonda en 1949 le mouvement Jeune Nation, qui fut dissous en 1958. Il créa ensuite le Parti nationaliste, interdit à son tour, avant de présider à partir de 1968 L’Œuvre française, ouvertement antisémite et dont le slogan était « la France aux Français ». Son emblème était la croix celtique.

À ses débuts, L’Œuvre française était intégrée au Front national. En 2011, Marine Le Pen a exclu ses représentants, dont Yvan Benedetti, quand elle a pris la tête du FN (devenu Rassemblement national). Partisan de l’Algérie française, Pierre Sidos avait aussi pris part à l’attentat du Petit Clamart contre le général De Gaulle.

13 Commentaires

  1. YVAN BENEDETTI
    @Yvan_Benedetti
    ·
    12h
    Obsèques de M. Pierre Sidos:
    -Messe réservée à la famille le jeudi 10 septembre à 14h30
    -Inhumation en Île de France, le vendredi 11 septembre lors d’une cérémonie privée. Les personnes désirant y participer doivent s’inscrire impérativement au
    07 81 72 58 81

    Meyer si tu nous lis… Ni oubli, ni pardon !

    https://jeune-nation.com/actualite/actu-france/la-kolossale-delicatesse-du-depute-habib

    https://jeune-nation.com/nationalisme/natio-france/deces-de-pierre-sidos-les-nationalistes-communiquent

  2. Le fils Sidos, meurt en héros en 40 sur sa mitrailleuse face à un char allemand.
    Ses soeurs passent leur temps à faire la fête avec les soldats allemands et à écouter les français dans les queues devant les magasins à La Rochelle.
    Si vous voulez des histoires croustillantes de cette magnifique époque, n’hésitez-pas, faites-moi signe, je vous raconterai la perversion des français communistes et kol abo, un vrai régal. La peur des uns, la veulerie des autres.

  3. Le fils Sidos, meurt en héros en 40 sur sa mitrailleuse face à un char allemand.
    Ses soeurs passent leur temps à faire la fête avec les soldats allemands et à écouter les français dans les queues devant les magasins à La Rochelle.
    Si vous voulez des histoires croustillantes de cette magnifique époque, n’hésitez-pas, faites-moi signe, je vous raconterai la perversion des français communistes et kol abo, un vrai régal. La peur des uns, la veulerie des autres.

  4. Un homme politique parfaitement intègre qui a mis sa peau, sa liberté et sa tranquilité au bout de ses idées. Une mine de connaissances du milieu natio. Tous ceux qui ont connu la “boutique” de Maison Blanche pourront témoigner qu’on était bien loin de l’horrible boutique du Remplacement National. RIP.

  5. tous ces bâtards qui se plaisent à citer les résistants, ont oublié (le hasard!) un des frères Sidos qui étaient FFL pendant la guerre, décédé l’année dernière, quasiment jour pour jour.
    Mais quand on lit l’article, on a l’impression que c’est uniquement une immonde famille de collabos.

    En fait, ça traduit bien le problème de l’époque: un choix parfois fratricide. Communistes mis à part, dans pas mal de familles françaises, pour celles qui avaient des enfants turbulents et engagés, on trouvait souvent ce type de “conflits” et positionnement.

    Dans ma famille aussi, il y avait des attentistes, un résistant et un “collabo”, décoré de la Grange Guerre, militant AF, d’abord cherchant à continuer la guerre, puis le temps passant, s’est trouvé sur le front de l’Est, puis dans la milice….

  6. les militants de cette génération était d’une autre trempe que ceux d’ aujourd’hui.
    Bon, maintenant on a Marine Le Pen…

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