Dissolution de Génération identitaire : la direction du RN demande à ses cadres de ne pas se rendre à la manifestation de soutien

“Notre présence n’est pas vraiment utile. Les manifestations, c’est pas notre truc”, a justifié un membre du parti auprès du “Figaro”. 

Le soutien du RN à Génération identitaire s’arrêtera donc à un simple communiqué. Menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le mouvement a annoncé la tenue d’une manifestation, samedi 20 février à Paris, par le biais de sa porte-parole Thaïs d’Escufon. Un rassemblement auquel ne participera pas le parti de Marine Le Pen, comme l’a révélé le journaliste du Figaro Charles Sapin sur Twitter. D’après lui, la direction du RN a en effet demandé à ses cadres de ne pas s’y rendre. « Notre présence n’est pas vraiment utile. Les manifestations, c’est pas notre truc. D’autant qu’on s’est déjà exprimé sur le sujet », a plaidé un cadre du parti.

« Une association n’a pas à plaire ou déplaire à l’opposition »

Apprenant la dissolution prochaine de Génération identitaire, le RN s’était en effet fendu d’un communiqué dans lequel il condamnait une décision « politique » et « une dangereuse atteinte aux libertés fondamentales ». Soulignant qu’il « ne partage pas toutes les opinions exprimées par l’association, […] pas plus qu’il n’approuve toutes ses actions et ses modes d’expression », le parti de Marine Le Pen avait fait valoir qu’« une association n’a pas à plaire ou déplaire à l’opposition, pas plus qu’au gouvernement »« Les fondements de cette procédure de dissolution ne sont pas juridiques mais politiques », ajoutait-il, s’inquiétant du risque que des partis politiques, des associations ou des lanceurs d’alerte puissent à l’avenir « être visés par de telles procédures arbitraires »

De nombreux cadres du RN avaient également fait part de leur colère, sur les réseaux sociaux, face à cette menace de dissolution. Marine Le Pen en tête. La présidente du RN avait partagé sur Twitter un sondage qui indiquait que 63% des Français sont inquiets de l’immigration massive et de ses conséquences, avec ce commentaire : « Le gouvernement ira-t-il jusqu’à dissoudre 63% des Français ? ».

Ex-députée du parti, Marion Maréchal s’était, elle, insurgée que « dans ce pays, l’(ex)UOIF proche des Frères musulmans a pignon sur rue » mais qu’un « mouvement de jeunesse qui dénonce l’islamisme est dissout »

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