Dupont-Aignan a «oublié» de verser 115 000 euros de cotisations à Debout la France

En douze ans, le député de l’Essonne et ex-maire de Yerres n’a jamais reversé les 10% de ses indemnités qu’il doit donner à la formation politique qu’il a fondée. C’est pourtant inscrit noir sur blanc dans son règlement.

Les finances de Debout la France (DLF) font grise mine. Et son président, Nicolas Dupont-Aignan, s’en plaint par ailleurs : «Notre situation financière n’est pas facile parce que les gens donnent moins, tous les partis politiques ont le même problème.» Mais lui-même n’a jamais reversé un centime de sa cotisation d’élu à la formation politique, qu’il a fondée en 2008, d’abord sous le nom de Debout la République, puis celui de Debout la France après 2014. D’après nos calculs, Dupont-Aignan a «oublié», en cumulé, au moins 115 000 euros issus de ses indemnités de député et, jusqu’en juillet 2017, de maire de Yerres.

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Addendum

Dupont-Aignan dénonce « un procès d’intention » 

Contacté par Libération, Nicolas Dupont-Aignan a balayé ce qu’il considère être « un procès d’intention ». Selon lui, le versement des 10% ne serait qu’une simple « recommandation », et en aucun cas une obligation. Et le président du parti souverainiste de lister les dons annuels qu’il fait au mouvement – un peu plus de 30 000 euros en 2017 et 2020, dont 66% défiscalisés. Même sa cotisation personnelle au parti, à hauteur de 35 euros par an, est cité par Nicolas Dupont-Aignan. « Ce que je dois, je le donne en dons défiscalisés. Donc j’estime que je respecte tout à fait les statuts. C’est un procès d’intention qu’on me fait, c’est débile », affirme-t-il.

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