Dysmorphophobie : Quand les ados ont une perception erronée de leur corps, à cause des réseaux sociaux

Selon une étude de Santé Suisse, 50% des jeunes filles interrogées et 40% des garçons se trouvent trop gros, alors qu’ils ne sont que 20% à être réellement en surpoids. De nombreux jeunes seraient concernés par la dysmorphophobie, trouble psychologique qui induit chez les personnes touchées une perception erronée de leur corps. Les réseaux sociaux y sont pour beaucoup.

Sur le fil Instagram des garçons, ce sont souvent des corps grands et musclés qui sont représentés, tandis que chez les filles, les tailles sont fines, les jambes extra longues, les fesses bien charnues et les lèvres pulpeuses. Ils ont donc une vision déformée de leur corps. C’est ce que l’on appelle la dysmorphophobie, qui peut devenir un trouble psychologique dans certains cas, notamment lorsque l’on souffre d’anorexie. Chez les jeunes, les réseaux sociaux en sont souvent une des causes.

Miroir, ô mon beau miroir!

Des influenceuses comme Kim Kardashian ont permis de démocratiser les transformations corporelles, devenant ainsi des modèle pour des millions de jeunes.

Ils et elles font de plus en plus recours à la chirurgie et à la médecine esthétique pour gommer un défaut ou mettre en évidence une partie de leur corps. Les actes les plus prisés? Le lifting des lèvres pour les rendre plus pulpeuses, la rhinoplastie pour affiner le nez, les prothèses mammaires et l’augmentation des fesses par lipofilling. Les médecins exposent leur travail sur les réseaux sociaux et il nʹa jamais été aussi facile de ressembler à son avatar numérique.

Certain.e.s vont même jusqu’à faire de la médecine esthétique pour ressembler à leur “moi” digital, à coups d’injection dans le visage. […] Les Américains ont même inventé un terme pour cette maladie: snapchat dysmorphia, en référence au réseau social Snapchat qui a rendu populaire l’utilisation des filtres lorsque l’on poste une photo ou une vidéo.

A tel point que de plus en plus de personnes veulent ressembler à leur avatar numérique. […]

RTS