Belgique, (Màj) malgré des recherches plus ciblées, aucune trace du militaire Jürgen Conings

Quelque 300 membres de l’armée et 120 policières et policiers ont recherché Jürgen Conings dans trois zones précises. En vain.

La police et l’armée ont fouillé toute la journée de jeudi trois nouvelles zones délimitées au nord du Boslaan, dans le parc naturel des Hoge Kempen (Haute Campine), dans le Limbourg, dans l’espoir de retrouver le militaire en fuite, Jürgen Conings, connu pour ses sympathies avec l’extrême droite. Il n’y a pour l’heure aucune indication que la personne recherchée est décédée, a souligné le parquet fédéral.

Les forces de l’ordre recherchent depuis plus d’une semaine Jürgen Conings, un militaire de 46 ans répertorié comme « extrémiste potentiellement violent » par l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam). Le fugitif armé avait menacé de s’en prendre aux structures de l’État, à une mosquée et à plusieurs personnalités, dont le virologue Marc Van Ranst.

Trois zones délimitées

Les fouilles se concentrent sur la région du parc national des Hoge Kempen. Trois nouvelles zones ont été délimitées, qui n’ont pas encore été scrutées au peigne fin. « Certaines parties ont déjà été fouillées », a toutefois signalé le parquet fédéral. Environ 300 membres de l’armée et 120 policières et policiers sont actuellement déployés pour mettre la main sur Jürgen Conings.

« Les fouilles sont plus ciblées par rapport à la semaine passée, on effectue des recherches avec des chiens. Les accompagnateurs de chiens sont protégés par des unités spéciales. Ils sont accompagnés par des enquêteurs de la police spéciale judiciaire et des gens du laboratoire, a précisé la porte-parole du parquet fédéral Wennke Roggen. On cherche la personne disparue mais aussi toute trace qui peut donner des indices où le militaire pourrait se trouver »

L’opération diffère de celle menée la semaine dernière, où « une fouille approfondie de la région avait été effectuée. Cette fois, les recherches sont plus ciblées », a expliqué le parquet fédéral. La zone ciblée a notamment été déterminée avec l’aide de la cellule de recherche des personnes disparues et l’agence flamande de l’environnement Natuur en Bos.

Rien n’indique que Jürgen Conings serait décédé, a ajouté le parquet. « Nous ne cherchons pas une personne décédée mais un militaire disparu. Nous supposons qu’il est toujours en vie », a-t-il conclu.

Le Soir


23 mai

Si l’homme est recherché par Interpol, il peut en tout cas compter sur une base de fans. Jürgen Conings, militaire proche de certains milieux d’extrême droite de 46 ans, est en cavale depuis mercredi après que sa voiture a été découverte avec à son bord quatre lance-roquettes ainsi que des munitions. Le forcené est soupçonné de vouloir s’en prendre à des représentants de l’État belge et à des personnalités publiques, dont un virologue, selon les enquêteurs.

Un juge d’instruction a été saisi d’une enquête pour «tentative d’assassinat terroriste» après la fuite de ce militaire d’extrême droite et introuvable depuis quatre jours, a déclaré à l’AFP vendredi 21 mai un porte-parole du parquet fédéral belge. Ce porte-parole, Eric Van Duyse, a expliqué que les fouilles entreprises depuis mercredi dans un parc de 12.000 hectares au nord du pays n’avaient pas abouti.

De nombreux soutiens en ligne

Alors que le profil de l’homme, probablement lourdement armé, inquiète les forces de l’ordre, ses soutiens se sont rapidement mobilisés. Sur Facebook, un groupe baptisé «Als 1 achter Jürgen» (Tous unis derrière Jürgen), a réuni plus de 24.000 membres et avait annoncé l’organisation ce samedi vers 14h00 d’une marche pour soutenir le forcené. Environ 150 d’entre eux se sont effectivement réunis à Maasmechelen, dans les Flandres, arborant des pancartes «No License to kill», accusant des «politiciens corrompus« et des «médias menteurs.»

Jürgen Conings est suspecté de vouloir s’en prendre à Marc Van Ranst, un scientifique devenu le bouc émissaire des anti-masques et covido-sceptiques. Il ne s’est pas rendu lundi sur la base militaire où il travaille. Sa voiture a été découverte en lisière du parc national de la Haute-Campine, non loin de la frontière avec les Pays-Bas, avec un lourd armement à bord. Quelque 250 policiers étaient encore mobilisés ce samedi : Jürgen Conings pourrait s’être retranché dans cette forêt.

Le Figaro

_______________________________________

La ministre de l’Intérieur étonnée par les soutiens

Concernant les enquêtes relatives à Jürgen Conings, elles  se poursuivent et sont élargies après les recherches infructueuses menées dans le parc naturel de Haute Campine (Hoge Kempen) dans le Limbourg, a indiqué de son côté la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, interrogée sur le plateau de VTM. “Il n’y a pas de raison de paniquer“, a-t-elle ajouté.

La ministre s’est également dit “totalement surprise” par les marques de soutien exprimées au militaire aux sympathies d’extrême-droite affichées et qui avait pour projet de s’en prendre à des virologues ou, selon certaines informations, à une mosquée. A ses yeux, il faut s’interroger sur les motifs des frustrations qui s’expriment mais également suivre de près les personnes à l’origine de ces manifestations de soutien car la liberté d’expression a des limites, a-t-elle souligné.

RTBF

_______________________________

19 mai

Une chasse à l’homme est en cours en Belgique pour tenter de retrouver un militaire d’extrême droite qui pourrait projeter des actions violentes

Une chasse à l’homme est en cours en Belgique pour tenter de retrouver un militaire d’extrême droite qui pourrait projeter des actions violentes. (photo police belge)

Un instructeur de l’armée belge fiché en tant que sympathisant de l’extrême droite par les services antiterroristes, et potentiellement dangereux, était activement recherché mercredi en Belgique en raison de menaces proférées contre l’Etat et certaines personnalités dont un virologue.

C’est en tant qu’« instructeur » dans une base militaire du nord de la Belgique que Jurgen Conings avait accès à des armes malgré son profil, a dit Mme Dedonder à la chaîne de télévision RTL. Depuis mardi, la police traque cet homme de 46 ans, dont la voiture a été retrouvée non loin de la frontière néerlandaise avec à l’intérieur « quatre lance-roquettes antichar et des munitions », a déclaré le parquet fédéral belge, chargé des dossiers terroristes et qui a aussi ouvert une enquête.

Parmi ses cibles potentielles, figure le virologue Marc Van Ranst, devenu la bête noire des « antimasques» » pendant la crise du coronavirus. Déjà sous protection policière, il a été placé dans un lieu sûr avec sa famille. Les recherches se concentrent près de Dilsen-Stokkem, dans la province néerlandophone du Limbourg (nord-est), où le militaire est domicilié et où il a disparu lundi après «s’être rendu à son travail», selon l’avis de recherche émis mercredi. Le parc national de la Haute Campine -12.000 hectares de forêts et de landes- a été fermé aux promeneurs.

« Fitness, body-building et boxe »

Le 4X4 du fugitif a été découvert mardi en fin d’après-midi non loin de Dilsen, dans un bois de la commune de Niel-bij-As, une région proche des Pays-Bas où la police s’est également dite « en alerte ». Ce soldat compte parmi la « trentaine » de membres de l’armée belge surveillés par les services du renseignement militaire pour leurs « sympathies » avec l’extrême droite, selon des sources officielles.

Pour la même raison, il est également fiché par l’Ocam, l’organisme belge chargé de l’analyse de la menace terroriste. Chauve, musclé, avec des tatouages sur les bras et la poitrine, Jurgen Conings se présente sur son compte Twitter avec une photo torse nu. Ce membre de l’armée de l’air s’y décrit comme aimant « le fitness, le body-building et la boxe ».

Militaire aguerri, connu pour sa maîtrise des armes à feu, il représente « une menace aiguë », a affirmé le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne. Depuis deux ans, la Sûreté d’Etat, le renseignement civil en Belgique, s’inquiète de la menace grandissante que font courir des extrémistes de droite, évoquant notamment « une tendance à l’armement » dans ces milieux afin de préparer des actions violentes.

« La principale menace provient de ces individus connus sous le nom de +lone actors+ (acteurs isolés, ndlr), qui se radicalisent et planifient seuls des actions violentes », notait l’agence de renseignement dans son rapport annuel 2019 paru l’an dernier. Quant à Marc Van Ranst, un expert de la pandémie parmi les plus en vue en Belgique, il vit sous protection policière depuis un an à la suite de menaces de mort.

« Il a laissé deux lettres avec des éléments »

Il pourrait avoir fui en emportant avec lui « un armement plus léger », a déclaré Eric Van Duyse, le porte-parole du parquet. Il est considéré comme dangereux notamment parce qu’il « a laissé deux lettres avec des éléments inquiétants », a précisé le porte-parole à l’AFP, évoquant des menaces pesant sur « les structures de l’Etat et des personnes publiques ».

La Voix Du Nord

_____________________________________

12h00

L’homme en fuite a proféré des menaces contre les structures de l’Etat et des personnalités publiques.

Des dizaines de policiers belges recherchaient, mercredi 19 mai, un militaire armé, fiché comme proche de l’extrême droite, en fuite après avoir proféré des menaces contre l’Etat et des personnalités publiques, a annoncé le parquet fédéral qui s’est saisi du dossier.

Les recherches, qui mobilisent depuis mardi soir des unités spéciales de la police fédérale, se concentrent près de Dilsen-Stokkem dans la province néerlandophone du Limbourg, à la frontière des Pays-Bas, où le quadragénaire est domicilié.

La personne recherchée figure sur la liste des terroristes de l’OCAM, l’organisme belge chargé de l’analyse de la menace terroriste, en raison de ses sympathies d’extrême droite, a expliqué, mardi soir, le ministre de la justice, Vincent Van Quickenborne, à la télévision flamande VTM. « Il y a des indications qu’il est violent et, au cours des dernières vingt-quatre heures, des preuves sont apparues que l’homme représente une menace aiguë », a-t-il déclaré.

Un virologue menacé

« C’est un militaire assez entraîné, qui semble être proche des idées d’extrême droite, et qui a laissé deux lettres avec des éléments inquiétants », a, pour sa part, déclaré Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral, évoquant des menaces « pour les structures de l’Etat et des personnes publiques ».

Parmi les cibles potentielles figure le virologue Marc Van Ranst, devenu la cible des « antimasques » pendant la crise sanitaire. Déjà sous protection policière, il a été placé dans un lieu sûr avec sa famille.

Le militaire « a disparu avec des armes. Le but est de le retrouver sain et sauf », a ajouté M. Van Duyse. Des médias belges ont affirmé qu’il pourrait avoir emporté des lance-roquettes, un pistolet-mitrailleur, un pistolet semi-automatique et un gilet pare-balles. Mais son véhicule a été retrouvé mardi soir par les enquêteurs. « Les armes les plus inquiétantes ont été retrouvées à bord », a précisé le porte-parole du parquet.

Le Monde avec AFP