France : 30% des femmes en âge de procréer ne veulent plus d’enfants (Màj vidéo)

16/10/2022

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28/09/2022

La crise environnementale et climatique est notamment évoquée pour justifier le non-désir d’enfants, selon un sondage réalisé par le magazine Elle et l’institut Ifop.

Un tiers des femmes en âge de procréer ne veulent pas avoir d’enfants. C’est ce que révèle un sondage réalisé en partenariat avec l’Ifop et publié ce mercredi. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 2005 femmes âgées de 15 ans et plus. Concernant les femmes «en âge de procréer», il s’agit de femmes âgées de 18 à 49 ans sans enfants et en capacité physique de procréer.

Un non-désir d’enfant porté par des considérations féministes et écologiques

Parmi les sondées qui ne ressentent pas de désir de maternité, 50% estiment qu’un enfant n’est pas indispensable à leur épanouissement personnel quand 48% ne souhaitent pas assumer de responsabilité parentale. La crise environnementale et climatique motive aussi le non-désir d’enfant de 39% des femmes interrogées, suivies des crises politiques et sociales (37%) et de la crainte de la surpopulation (35%).

L’institut Ifop a également interrogé les sondées sur leurs idées politiques. 48% de sympathisantes EELV ont affirmé souhaiter rester sans enfant contrairement à celles des Républicains, de Reconquête ou du RN qui manifestent encore majoritairement un désir de maternité. 50% des femmes se jugeant «très féministes» et 54% se disant «très écologistes» ont également affirmé leur non-désir d’enfants.

La catégorie socioprofessionnelle des sondées est également un critère puisque 36% des dirigeantes d’entreprises préfèrent ne pas avoir d’enfants quand la majorité des femmes issues des catégories populaires expriment majoritairement leur désir de devenir mères. Le sondage relève également que plus de la moitié des mères d’un enfant de moins trois ans avouent parfois regretter leur choix de maternité. En outre, près d’une femme sur deux se dit prête à recourir à la procréation médicalement assistée (PMA) en tant que célibataire.

Elles ont la vingtaine et se sont fait ligaturer les trompes

Légale depuis 2001 pour toutes les femmes majeures, nullipares ou multipares, quelles que soient leurs motivations, la stérilisation volontaire est plébiscitée par seulement 4,5% de femmes en France selon les derniers chiffres. Une proportion relativement faible par rapport au Royaume-Uni, où 8% des femmes ont eu recours à la ligature des trompes, quand elles sont 11% au Canada et 22% aux Etats-Unis à faire ce choix, selon une étude des Nations unies datant de 2013. 

Si le désir de stérilisation volontaire augmente avec l’âge – il concerne 8% des femmes de 40-44 ans et 11% des 44-49 ans, selon le dernier baromètre de la santé sur la contraception, mis à jour en 2021 –, certaines femmes, autour de la vingtaine, font le choix de cette opération radicale. Contraception inadaptée, raisons écologiques, désir de non-maternité : autant de raisons qui les poussent à avoir recours à la stérilisation volontaire. 

Le Figaro