Entre 2000 et 2017, le temps d’accès à une maternité a augmenté pour une femme sur deux

En 2017, la moitié des femmes en âge de procréer résident à 9 minutes de la maternité la plus proche contre 8 minutes en 2000. Dans 11 départements, la part des femmes en âge de procréer résident à plus de 45 minutes d’une maternité spécialisée dans la prise en charge des grossesses à risque.

Une minute de plus. Le temps d’accès moyen à une maternité pour une femme sur deux a légèrement augmenté entre 2000 et 2017 à cause des fermetures d’établissements, passant de 8 à 9 minutes, selon une étude publiée jeudi par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

« En 2017, la moitié des femmes en âge de procréer résident à moins de 9 minutes de la maternité la plus proche », selon la Drees, contre 8 minutes en 2000, « soit une progression de 15,3% », qualifiée de « légère ». Cette augmentation du temps d’accès est notamment expliquée par la fermeture d’établissements, qui « l’emporte » sur un mouvement plus global de rapprochement du lieu de résidence des femmes par rapport aux maternités.

En France, le nombre de maternités est passé de 717 à 496 entre 2000 et 2017. En conséquence, près de 8% des Françaises entre 15 et 44 ans résidaient à plus de 30 minutes d’une maternité en 2017, contre environ 5% en 2000, selon le service statistique des ministères sociaux.

Plus de 45 minutes dans onze départements

Si des établissements ferment, c’est pour concentrer l’offre de soins sur des maternités plus grandes, qui font davantage d’accouchements et qui sont spécialisées dans la prise en charge des grossesses à risque, explique l’étude. Mais dans 11 départements, « les femmes en âge de procréer résident toutes à plus de 45 minutes d’une maternité de ce type », ajoute-t-elle. Par ailleurs, ces estimations ne tiennent pas compte des éventuelles améliorations du réseau routier intervenues au cours de la période.

« Au niveau départemental, la situation est contrastée », a cependant nuancé la Drees. Par exemple, l’accessibilité se dégrade fortement dans le Lot, la Nièvre et le Cantal mais la part des femmes éloignées des maternités se réduit en Corse et dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Le Parisien