Éric Dupond-Moretti : “Les détenus ne sont pas des cobayes ! Il ont le droit de refuser la vaccination, c’est une question de dignité”

Le garde des Sceaux et ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti était présent sur le plateau de “Dimanche en politique”, dimanche 11 avril. Il a répondu aux questions de Francis Letellier sur les vaccins contre le Covid-19 ou encore sur la nouvelle loi pour la “confiance dans la justice”.

A propos de la campagne de vaccination, le ministre de la Justice a estimé que “nous avançons vite, nous avançons bien (…) je pense que le ciel bleu est au bout de tout ça et que nous commençons à le voir”.  Selon lui, en prison, les détenus ont les mêmes droits que la société civile. “J’ai tenu à ce que les détenus soient vaccinés dans les mêmes conditions que le reste de la société civile”, lance-t-il. Certaines personnes refusent le vaccin AstraZeneca. “Les détenus ont, dans ce lieu de privation de liberté, cette liberté là aussi”, a assuré le ministre, qui réfute l’idée que les prionniers soient des “cobayes”. Il conseille par ailleurs au personnel pénitentiaire de se faire vacciner. “C’est un conseil, une incitation, pas davantage”, a-t-il expliqué. “C’est comme ça qu’on va s’en sortir, pas autrement.”

Un droit au secret de la défense renforcé

Eric Dupond-Moretti défend également une nouvelle loi pour la “confiance dans la justice”. Ce texte prévoit de renforcer le droit au secret de la défense, et devrait potentiellement rendre plus difficile l’accès aux documents gardés par les avocats. Ce secret de la défense, selon lui, va protéger le justiciable, et non l’avocat, au même titre que le secret professionnel protège le patient. “Pour que les Français aient confiance en la justice, il faut qu’ils aient confiance en toutes les interfaces qui composent la justice, a affirmé le ministre. L’huissier, le notaire, l’avocat. (…) Celui que ça protège, c’est celui qui a déposé les pièces chez l’avocat.”

Le garde des Sceaux a également défendu la fin des réductions automatiques des peines pour les détenus, et l’instauration d’un système de réduction “mesuré à l’effort” fait par le détenu, comme respecter le personnel, suivre une psychothérapie, ou apprendre à lire, par exemple. 

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