Eric Stemmelen, ancien directeur de programmation de France 2, explique l’incroyable autocensure journalistique

Eric Stemmelen, ancien directeur de l’antenne et des programmes de France 2 et ancien directeur de l’institut de sondages Sofres, explique comment s’organise la censure chez les journalistes du système. C’est une machine bien rodée où le travail de censure se fait tout seul, sans avoir besoin d’intervention, nous sommes dans de l’autocensure.

L’ancien directeur de programmation de France 2 va plus loin dans l’analyse pour épingler le rôle central de l’AFP dans ce grand théâtre journalistique : « La deuxième chose, c’est que le système est plus efficace dans la mesure où il y a le “copier-coller”, c’est-à-dire la reproduction sur des sources apparemment diverses du même discours. Quand l’opinion est confrontée au fait que l’article du Figaro est finalement le même que celui Libération, qui est finalement le même que celui de l’Obs, qui est le même que celui du Monde… alors qu’il s’agit de sources bien différentes,  avec, dit-on, un pluralisme, une diversité. Mais tous disent la même chose ! Et donc, le public se dit : “C’est la vérité !” puisque des organes aussi différents l’un que l’autre disent la même chose. Sauf qu’ils n’ont rien de différent, ils appartiennent tous à des milliardaires qui, eux, sont copains entre eux et n’ont pas besoin de se consulter pour dire la même chose. »

En ce qui concerne les journalistes de la caste, Eric Stemmelen explique : « Quand le présentateur de la matinale d’Europe1 est payé 38.000 euros par mois. Ça vaut quand même le coup de raconter n’importe quoi à ce tarif.  » Quant aux petits journalistes« on s’autocensure par peur d’être viré tout simplement […] il y en a qui n’ont pas l’intention de se retrouver au chômage. Donc le système est bloqué ! Il n’y a pas besoin d’envoyer la censure, c’est une autocensure. »

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