Espagne : Tensions du côté de Séville après la libération de deux femmes accusées de multiples cambriolages

Le tribunal d’Estepa a ordonné la remise en liberté de deux cambrioleuses. Elles ne seront pas autorisées à vivre ou à se rendre à moins d’un kilomètre de la ville de Séville. Ils font l’objet d’une enquête pour cambriolage dans des maisons habitées.

Le tribunal de première instance a décrété hier la remise en liberté provisoire pour les deux femmes qui ont été traduites devant la justice. En outre, à titre de précaution, le juge leur a imposé une interdiction de résider dans la ville de Casariche et de s’approcher à moins d’un kilomètre de cette ville.

Ce mardi, deux femmes ont été arrêtées en tant qu’auteurs présumés de dizaines de cambriolages dans la ville de Casariche, près de Séville. La Guardia Civil les a surpris dans une maison de la ville où ils ont saisis toutes sortes d’objets, vraisemblablement volés.

Actuellement, les deux femmes font l’objet d’une enquête pour des délits de cambriolage dans des maisons habitées et dans des établissements ouverts au public, ainsi que pour divers vols. Il reste à savoir s’il y aura d’autres arrestations dans leur entourage.”

Les justiciers du quartier

La veille de leur arrestation, lors d’un rassemblement de quartier, une foule s’est présentée aux portes du domicile des auteurs présumés. Là, ils ont renversé leurs voitures à mains nues dans un geste de dégoût face à l’insécurité et à l’impuissance que les voisins disent ressentir.

Les autorités ont appelé au calme et au respect de la justice afin d’éviter ce type d’actions vengeresses qui ne peuvent qu’aggraver le problème.

Une douzaine d’habitants de Casariche (Séville) ont renversé trois voitures en pleine rue lundi lors d’une manifestation d’un millier de personnes pour protester contre une récente vague de vols dans la ville. Les policiers locaux ont décidé de ne pas intervenir pour arrêter ces personnes, qui auraient renversé les voitures des voleurs dans un épisode de rage au milieu de la manifestation, appelée par les réseaux sociaux.

Mardi, la Guardia Civil a arrêté deux résidents de cette ville sévillane de 5 500 habitants, située dans la région de la Sierra Sur de Séville, accusés d’avoir commis des vols dans différentes maisons et établissements publics. Les arrestations des voisins, membres d’une même famille et de nationalité espagnole, ont eu lieu après plusieurs mois d’enquête pour une douzaine de crimes contre la propriété, ont informé Efe des sources de l’institut armé.

La mairie de Casariche a publié une déclaration après la manifestation pour informer qu’elle avait ouvert une enquête de la police locale et de la Guardia Civil pour élucider les vols et les dommages survenus il y a plusieurs semaines. Le Consistoire a indiqué qu’il avait intensifié les heures de surveillance nocturne de ses agents, et que la Guardia Civil “a réussi à saisir divers matériels volés lors des vols présumés perpétrés”. Dans une tentative de calmer les nerfs des résidents, la mairie a affirmé que les forces armées attendaient une autorisation judiciaire “pour procéder à l’entrée au domicile des personnes faisant l’objet de l’enquête”.

Les deux femmes étaient actives à Casariche et dans d’autres villes voisines, et les agents ont récupéré de nombreux objets saisis chez d’autres personnes. Le délégué du gouvernement en Andalousie, Pedro Fernández, a demandé que l’on fasse confiance au travail des forces de sécurité et que personne dans la ville ne se fasse justice soi-même.

Nius Diario