Essonne : une retraitée victime d’un viol pendant un cambriolage

Deux suspects, des clandestins de nationalité algérienne, ont été placés en détention provisoire.

Une retraitée de 69 ans a été cambriolée et violée dans la nuit du 20 au 21 mai à Palaiseau (Essonne), a appris Le Figaro de sources policières concordantes, confirmant les informations d’Actu 17 et du Parisien .

Cette nuit-là, aux alentours de 3h, deux individus s’introduisent dans le pavillon de la sexagénaire en forçant la porte du garage. Alertée par le bruit, la propriétaire se retrouve rapidement nez à nez avec les deux cambrioleurs. Un des deux cambrioleurs conduit alors la retraitée dans sa chambre et la viole sous la menace d’un couteau. Il lui impose notamment une fellation. Le deuxième cambrioleur entreprend lui aussi d’abuser d’elle mais renonce après avoir été supplié par la victime. Après cette agression, la retraitée s’est vue attribuer 21 jours d’ITT.

Deux clandestins Algériens

Munis de plusieurs effets personnels de la victime (téléphone, tablette, bijoux), les deux malfaiteurs ont ensuite pris la fuite vers la gare RER de Massy-Palaiseau. Des constatations faites sur place et l’exploitation des images de vidéosurveillance au niveau des gares ont rapidement permis d’identifier deux suspects. Un mandat de recherche a aussi été diffusé à la demande du procureur de la République d’Évry.

C’est la vigilance d’une policière de la préfecture de police de Paris, hors-service, qui mettra fin à leur cavale. Lundi 24 mai, aux alentours de 18h30, elle croise par hasard les deux individus à la gare Montparnasse à Paris et les reconnaît formellement. Prévenus, les policiers de la sûreté ferroviaire (SUGE) les interpellent immédiatement.

Selon nos informations, il s’agit de deux Algériens de 19 et 21 ans en situation irrégulière. Habitués à «travailler ensemble», ils disent avoir quitté l’Algérie il y a 10 mois et être arrivés en France clandestinement via l’Espagne. Déjà interpellés à plusieurs reprises, ils ont fini par reconnaître les faits en garde à vue. L’individu suspecté du viol ferait par ailleurs l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF), précise le média Actu 17. Présentés devant le parquet d’Évry mercredi 26 mai, ils ont tous les deux été placés en détention provisoire dans deux prisons différentes.

Le Figaro