États-Unis : Alerte sur les visas des étudiants nés dans des pays commanditaires du terrorisme

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Le département américain de la sécurité intérieure envisage de
limiter la durée des visas étudiant à deux ou quatre ans suivant le
pays d’origine des demandeurs.

Après avoir tenté, en juillet dernier, de priver de visa les étudiants internationaux contraints de suivre leurs cours en ligne à cause de la pandémie, l’administration Trump vient de dévoiler un nouveau projet de réforme susceptible de dissuader de nombreux candidats de s’inscrire dans les universités américaines. Il s’agit cette fois, selon le texte rendu public le 25 septembre dernier par le Department of Homeland Security (le ministère américain de la sécurité intérieure) de limiter strictement la durée des visas.

Échec aux examens : pas de prolongation de visa

Actuellement, les étudiants étrangers peuvent bénéficier d’un visa à durée
indéterminée tant qu’ils sont inscrits dans une université américaine. Le
Department of Homeland Security entend désormais imposer une date
d’expiration ferme à tout nouveau visa délivré :

La plupart des visas devraient expirer au terme de quatre ans – même si
l’étudiant est inscrit dans un cursus plus long ou s’il a besoin de plus de
temps pour obtenir son diplôme. Mais pour les étudiants nés dans
plusieurs dizaines de pays du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique, les visas
étudiant seraient limités à deux ans.

Seraient concernés par la règle des deux ans les étudiants nés dans des pays
considérés comme des commanditaires du terrorisme. “Un étudiant né en Iran qui a grandi au Royaume-Uni et qui détient la nationalité britannique ne pourrait par exemple obtenir qu’un visa de deux ans.” Seraient également visés les demandeurs nés dans des pays “dont le taux de ressortissants dépassant la durée de leur visa aux États-Unis est élevé”.

Les conditions de renouvellement de ces nouveaux visas étudiant seraient en outre particulièrement restrictives puisqu’un étudiant qui n’aurait pas réussi à obtenir son diplôme dans le délai imparti ne pourrait pas bénéficier d’une prolongation de son visa.

Le Wall Street Journal fait observer que ces nouvelles règles pénaliseraient au premier chef les étudiants de troisième cycle “puisque les programmes de doctorat durent généralement plus de quatre ans”. Le journal souligne également que, si Joe Biden remportait l’élection présidentielle, il serait difficile pour l’administration Trump de mettre en œuvre cette réforme avant janvier 2021, date d’entrée en fonction du nouveau président des États-Unis.

The Wall Street Journal