États-Unis : Dès le premier jour de son mandat, Joe Biden décrète que les écoles doivent désormais inclure les athlètes transgenres dans le sport féminin

Le président Biden, dans un décret visant à “prévenir et combattre la discrimination fondée sur l’identité de genre ou l’orientation sexuelle“, appelle les écoles de tout le pays à permettre aux athlètes transgenres de participer au sport de leur identité de genre. L’ordonnance a été publiée dès le premier jour de sa présidence.

Les enfants devraient pouvoir apprendre sans se soucier de savoir si on leur refusera l’accès aux toilettes, aux vestiaires ou aux sports scolaires“, peut-on lire dans le nouveau décret, publié le premier jour de sa présidence. L’ordonnance est un signal fort que le ministère de la justice va faire appliquer et les écoles qui ne s’y conformeront pas risquent de perdre leur financement.

L’ordonnance appelle également à l’égalité de traitement “indépendamment de l’identité ou de l’orientation sexuelle” sur le lieu de travail et dans les établissements de soins de santé. “Toutes les personnes devraient recevoir un traitement égal en vertu de la loi, quelle que soit leur identité de genre ou leur orientation sexuelle“, indique l’ordonnance.

L’ordonnance fait référence à l’affaire Bostock contre Clayton County (2020), dans laquelle la Cour suprême a estimé que le titre VII de la loi de 1964 sur les droits civils, qui interdit la discrimination “en raison du sexe“, ce qui inclut la discrimination fondée sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle. […]

Les athlètes transgenres dans les écoles ont été un sujet de débat brûlant l’année dernière, lorsque 17 États ont présenté des projets de loi visant à limiter la participation des athlètes aux sports de leur sexe attribués à la naissance. Un seul en a fait une loi, dans l’Idaho. L’administration Trump a soutenu l’interdiction, mais un juge fédéral a temporairement bloqué son application après un procès de l’Union américaine des libertés civiles (ACLU).

L’administration Trump est également intervenue dans le Connecticut, lorsque le ministère américain de l’éducation (DOE) a constaté qu’une loi autorisant les lycéennes transsexuelles à participer à des compétitions dans des équipes sportives féminines violait le droit du titre IX des filles selon leur genre de naissance. Le DOE a menacé les écoles du Connecticut de leur retirer leur financement ou de les soumettre à une action du DOJ, mais ni l’un ni l’autre n’a eu lieu. L’administration est intervenue pour soutenir une affaire dans laquelle plusieurs filles cisgenres cherchaient à bloquer la politique de l’État. Les plaignants ont fait valoir que les coureuses transgenres avaient un avantage physique injuste.

Actuellement, 14 États et le District de Columbia ont des politiques similaires à celles du Connecticut, selon Transathlete.com. Quatorze autres autorisent la participation des transsexuels sous certaines conditions, telles que les traitements hormonaux ou d’autres preuves de la transition de l’athlète, selon l’organisation.

L’année dernière, un groupe de sénateurs républicains a présenté un projet de loi qui révoquerait le financement fédéral des écoles permettant aux filles transgenres de participer à des compétitions sportives féminines, mais il n’est pas allé très loin. L’ancien sénateur Kelly Loeffler, R-Ga, qui a coparrainé le projet de loi, a mis en lumière un litige dans le Connecticut où deux concurrents, nés de sexe masculin mais identifiés comme étant de sexe féminin, ont remporté 15 championnats d’État féminins.

Erin Buzuvis, professeur à la Western New England School of Law, spécialisée dans les questions de genre et de discrimination dans l’éducation et l’athlétisme, a déclaré à l’Associated Press que l’affaire du Connecticut pourrait “s’évaporer” si la nouvelle administration ne veut pas y faire pression. […]

Fox News