États-Unis : En temps de pandémie, le boom de la chirurgie esthétique

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Usés par le confinement et le télétravail, de nombreux Américains en profitent pour se refaire une beauté en passant sur le billard.

“Cloîtrés chez eux et lassés de voir leurs visages blafards pendant les réunions Zoom, de nombreux Américains ont trouvé la solution : ils profitent de cette situation exceptionnelle pour s’offrir un lifting, une rhinoplastie ou une abdominoplastie”.

Outre-Atlantique, les chirurgiens esthétiques rapportent en effet une “explosion du nombre d’actes chirurgicaux effectués”. Si les patients avaient recours jusqu’à récemment à des techniques légères ou peu invasives comme les injections de botox, ils optent désormais pour de véritables opérations esthétiques, profitant des mesures de distanciation physique, comme la quarantaine ou le port du masque, pour cicatriser tranquillement à l’abri des regards.

La beauté avant tout

Un engouement étonnant en cette période de crise sanitaire et de récession, car “les soins esthétiques sont chers et ne sont pas couverts par les assurances maladie”, souligne le quotidien new-yorkais.

Comme en témoigne la chirurgienne esthétique Diane Alexander, interrogée par le journal : “Je n’ai jamais fait autant de liftings du visage que cette année”. Depuis que sa clinique a rouvert ses portes à Atlanta, le 18 mai, elle affirme avoir effectué “plus de 256 opérations” pour des patients déclarant se trouver horribles sur la plateforme de visioconférences Zoom.

“Nous vivons vraiment dans un monde étrange”, relève-t-elle :

Le monde entier a été confiné, nous sommes tous tétanisés par les multiples crises mondiales, nous traversons une très mauvaise passe économique, pourtant les gens continuent de vouloir s’occuper d’eux-mêmes pour se sentir bien.

The New-York Times

4 Commentaires

  1. Il paraît aussi que de plus en plus de jeunes femmes, à force de selfies arrangés, filtrés, modifiés, littéralement ne se reconnaissent plus lorsqu’elles croisent dans le miroir leur visage sans effets spéciaux. L’usage intensif du smartphone coïncidant avec l’adolescence, les personnalités se retrouvent fracassées en milliards de pixels qui ne s’emboîtent plus. L’extrême narcissisme combiné à la chirurgie numérique mène à des sortes de schizophrénies particulièrement inquiétantes. Ce n’est plus son portrait qui vieillit à la place de Dorian Gray, c’est le corps qui dépérit pour ne laisser exister que l’image, c’est la vie réelle qui devient anorexique, et l’écran boulimique. Sauf que ça ne touche pas quelques dandys, mais des milliers de personnes, dans tous les milieux.

  2. Il y a autre chose, dans cette course effrénée : le refus égocentrique de l’héritage. Les individus fous d’eux-mêmes refusent au nom de leur unicité et de leur liberté d’avoir les yeux de leur mère, le nez de leur père. Il faut gommer tous les traits saillants qui vous rattachent à une famille, une lignée, une race, au profit d’un masque (déjà !) universel. Je me faisais la réflexion en cherchant je ne sais plus quelle tronche dans google images, c’étaient toutes les mêmes. Ce n’est pas seulement telle ou telle mode qui veut qu’on s’épile les sourcils comme ci ou comme ça, les différences entre les races tendent à se fondre dans un même moule, entre les sexes aussi. On ne veut plus être Aryen, on préfère ressembler à rien.

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